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LES ÉCRIVAINS DU XVII: SIÈCLE ET LE POUVOIR ROYAL

Respectueuse de la religion, la littérature du xvrni® siècle le fut géné ralement aussi de l’ordre politique et social, qu’elle trouvait établi. T les écrivains témoignent d’un profond respect et même d’une sinc admiration pour le roi, dont ils se plaisent à célébrer la gloire, auqu ie dédiont volontiers lue ouvrages. Le culte de la personne res confond alors, il est vrai, avec l’amour de la France.

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Il faut reconnaître, d’ailleurs, que Louis XIII et surtout Louis XIV ont su encourager et protéger l'élite intellectuelle de la nation. C’est du xvii® siècle que date, nous l’avons vu, la fondation des diverses Académies : Académie française (1635); Académie royale de peinture et de sculpture (1648), reconstituée par Colbert en 1664 ; La Commission des inscriptions et médailles ou La petite Académie (1663), berceau de la future Académie des inscriptions et belles-lettres ; Académie de France à Rome (1666); Académie des sciences (1666); Académie d'architecture (1671); Académie royale de musique! (1669). Et l’on connait les rapports de Louis XIV avec les écrivains et les artistes de son temps : avec Molière, qu’il n’a peut-être pas, suivant la légende, fait asseoir à sa table, mais qu’il a défendu pendant sa vie, en particulier lors des incidents de la représentation du Tartuffe, et au moment de sa mort; avec Racine et Boileau, qu’il a nommés historiographes ; avec Bossuet et Fénelon, qu'il a choisis comme précepteurs de son fils et de son petit-fils ; avec le musicien Lulli, l'architecte Mansart, les peintres Lebrun et Mignard. N'oublions pas non plus l'institution des pensions officielles par Colbert, qui en 1662 chargea Chapelain d’en dresser la liste. Souvent mal distribuées, parfois mal servies, ces pensions n’en étaient pas moins des distinctions honorifiques presque aussi recherchées que le sont de nos jours les décorations. Si elles ne furent pas pour les écrivains d’un très grand secours matériel (250000 francs par an furent affectés en moyenne au service des pensions), elles leur apportèrent cependant unc aide qui n’était pas négligeable, en un temps où les auteurs ne retiraient presque aucun bénéfice de leurs œuvres ?.

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