‹ Notre littérature étudiée dans les textesChapitre 518 sur 532 · DANGERS DE LA TYRANNIE ET DU LUXE · texte numérisé non relu

DANGERS DE LA TYRANNIE ET DU LUXE

« Souvenez-vous, à Télémaque‘, qu'il y a deux choses pernicieuses dans le gouvernement des peuples, auxquelles on n'apporte presque jamais aucun remède : la première est une autorité injuste et trop violente dans les rois ; la seconde est le luxe, qui corrompt les mœurs.

« Quand les rois s’accoutument à ne connaître plus d’autres

lois que leurs volontés absolues, et qu’ils ne mettent plus de » freins à leurs passions, ils peuvent tout ; mais, à force de tout pouvoir, ils sapent les fondements de leur puissance ; ils n’ont pr de règle certaine ni de maxirnes de gouvernement ; chacun à l’envi les flatte ; ils n’ont plus de Veuples : il ne leur ne que des esclaves dont de nombre diminue chaque jour. Qui leur dira » la vérité? qui donnera des bornes à ce torrent? Tout cède; les É sages s’enfuient, se cachent et gémissent. Il n'y a qu'une révolution ? Mano et violente qui puisse ramener dans son cours naturel cette puissance débordée; souvent même le coup qui » pourrait la modérer l’abat sans ressource.

« L'autre mal presque incurable est le luxe. Comme la trop - grande autorité empoisonne les rois, le luxe empoisonne toute une nation. On dit que ce luxe sert à nourrir les pauvres aux . dépens des riches ? ; comme si les pauvres ne pouvaient pas | gagner leur vie plus utilement, en multipliant les fruits de la 3 terre, sans amollir les riches par des raffinements de volupté. - Toute une nation s’accoutume à regarder comme les nécessités * . de la vie les choses les plus superflues : ce sont tous les jours de nouvelles nécessités qu'on invente, et on ne peut plus se passer des choses qu'on ne connaissait point trente ans auparavant. Ce . luxe s'appelle bon goût, perfection des arts et politesse de la na- » tion. Ce vice, qui en attire tant d’autres, est loué comme une vertu ; il répand sa contagion depuis le roi jusqu'aux derniers

de la lie du peuple... »

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(Ibidem, livre XVII.)

[4. C’est Mentor qui donne ces conseils à Télémaque. — 2. Parole où l’on a voulu voir comme une prophétie, — 3. On prête à Louis XIV ce mot : « Un prince fait - l’aumôûne en dépensant beaucoup. » — 4, Nécessités, objets nécessaires.]

BRAUNSCHVIG. —— NOTRE LITTÉRATURE, 28

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INDEX ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS

(Les chiffres en caractères gras renvoient aux passages principaux, notamment à ceux où se trouvent les renseignements biographiques et bibliographiques, ainsi que les textes

cités les plus importants.)

Abélard : 99 n. 9.

Adam (Représentation d') : 85.

Adan de le Halle : 62, 98.

Adenet: 15. Ailly (l’abbé d’): 433, Aiol: 28.

Alarcon : 651.

. Alcuin : 2 n. 3.

Amadas et Idoine : La.

Amboise (Adrien d'): 308.

Amboise (François d’) : 323.

Ami et Amile : 27, 31-33.

Amyot: 135-139.

Anacréon : 135 n. 1, 2706.

Andeli (Henri d’): 47.

Angennes (Julie d”) : voir la duchesse de Montausier.

Apulée : 487.

Aratus: 135 n. 1, 298.

Arioste (1”) : 323.

Aristophane : 135 n. 1, 323, 667.

Aristote : 140, 237 n. 7, 531-533, 543, 604,

Arnauld (la Mère Agnès) : 751.

Arnauld (la Mère Angélique): 445 538, 573-574, 577.

Arnauld (Antoine) : 574.

Arnauld d’Andilly : 574 n. ».

Arnauld de Luzancy : 574 n. 2.

Arnauld (le Grand): 383, 445, 594 n. 2, 575, 578-570, 724, 810.

Arnaut de Mareuil : 62.

Arrabanel (Juda) : voir Léon Hébreu.

Arthur (le roi): 84.

Aspremont: 16.

Assouci (d”) : 497

Aubignac (l'abbé mn. 603- 604, 610, 615 n. 4, 623, 830.

Aubigné (Agrippa d’) :

Aucassin et Nicolette : 42-44.

Auchy (la vicomtesse d’) : 400.

Aulnoy (Mme d’) : 485.

Aumale (Mlle d’) : 765 n. 1.

Autels (Guillaume des) : 144, 308.

Aymon (Les quatre fils) : 25

B Babrius : 693.

1. Cet index, — qui contient avant tout les noms des écrivains français jusqu’à la fin du xvu° siècle et, imprimés en italiques, les titres d'œuvres importantes dont les auteurs sont inconnus —, contient aussi les noms des auteurs étrangers (anciens ou modernes), dont l'influence s’est fait sentir sur les œuvres de nos écrivains, et des personnages qui, sans avoir eux-mêmes écrit, intéressent l’histoire de notre littérature.

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