‹ Notre littérature étudiée dans les textesChapitre 77 sur 532 · Déjà signalé comme poète lyrique (voir p. 62, note · texte numérisé non relu

Déjà signalé comme poète lyrique (voir p. 62, note

3. Sur Eïstdèho Deschamps, surtout connu par ses œuvres Llyriqués, voir

p. 68, note o.

inséra comme intermède comique dans la représentation d’un mystère, puis qu’on joua indépendamment de tout mystère. Nous ayons conservé environ 190 farces, toutes composées entre 1440 et 1560. Les deux plus célèbres sont La Farce du Cuvier (voir p. 101-103), et La Farce de Maitre Pathelin (voir p. 108-107), qui a été faussement attribuée parfois à Villon, et qui date d’environ 1470 (la première édition, sans nom d’auteur, est de cette année-là).

Les sotties étaient des pièces ayant tout satiriques. La plus connue est La Sottie du Prince des Sots, composée en 1512 par Pierre Gringoire !, à la demande de Louis XIT, et dirigée contre le pape Jules IT, avec lequel ce dernier avait eu des démélés. |

Les moralités étaient des pièces qui avaient une intention moralisatrice et dont les personnages étaient le plus souvent allégoriques. Il nous reste 69 moralités, composées pour la plupart dans la seconde moitié du xv° siècle ou dans la première moitié du xvi®. Les unes sont édifiantes, comme Bien avisé, Mal avisé ? (en 8 000 vers); L'homme juste et l’homme mondain, par Simon Bougoin, valet de chambre de Louis XII; L'homme pécheur ; Blasphémateurs... Les autres, plutôt morales que religieuses, attaquent des vices, tels que la dureté des richés (Charité) ou les excès de la gourmandise (La condamnation de Banquet*, par Nicolas de la Chesnaye) ou bien conseillent les vertus familiales (Les enfants de maintenant, L'enfant ingrat, L'enfant de perdition…),.

Tout comme il y avait des confréries sérieuses pour jouer les miracles et les mystères, 11 ÿ avait des confréries joyeuses pour jouer les pièces comiques. Deux surtout sont célèbres: les Clercs de la Basoche et Les Enfants-sans-souci. Les Cleres de la Basoche (du latin basilica, palais de justice) formaient une association organisée au commencement du xrv® siècle par les clercs du Parlement de Paris. Ils jouaient au Palais de Justice sur la fameuse Table de marbre décrite par Victor Hugo au début de Notre-Dame de Paris. Chaque Parlement de province avait aussi sa Basoche. Les Enfants-sans-Souci ou Sots, avec leurs deux grands

Page 1