À consulter. — Pattison : Casaubon (Londres, Ra
8. Biographie. — La famille des Estienne était originaire de Provence. Henri Ie Estienne (1460-1520) eut trois fils : François (1502-1550), Robert Ier (1503-1559), et Charles (1504-1564). Robert Ier Estienne, l’auteur du Thesaurus linguae lalinae, eut à son tour trois fils : Henri IT, Robert IL et François IL:
Henri IT Estienne, né à Paris en 1528, vécut à partir de 1551 à Genève, où sa famille s'était convertie au protestantisme ; il mourut misérablement à l’hôpital de Lyon en 1598. Outre son Thesaurus graecae linguae, dont l'impression le ruina,
il composa une traduction d’Anacréon en vers latins, une Apologie d'Hérodote . (1566), qui est un pamphlet violent et cynique contre le catholicisme, et quatre ouvrages consacrés à la défense de la langue française : Conformité du langage françois avec le grec (1565); Deux dialogues du nouveau langage françois italianizé et autrement desquizé (1578) ; Project du livre intitulé de la Précellence du langage françois (1579). On lui a aussi attribué le Discours merveilleux de la vie, actions et déportemens de Catherine de Médicis, reyne mere, qui ne semble pas être son œuvre.
Editions. — Le Thesaurus graecae linquae a été réédité de nos jours par la maison Didot. — Le Traité de la conformité.…, éd. L. Feugère (Delalain, No — La Précellence..…., éd. L. Feugère (Delalain, 1850) ; éd. Huguet (Colin, 189 — Deux dialogues.…., éd, Ristelhuber (1883, 2 vol.). — Apologie..., éd. Ris. s huber (1879, 2 vol.).
À consulter. — Louis Clément : Henri Estienne et son œuvre française (Picard, 1899).
En même temps, pour mettre l’antiquité à la portée des profanes, on publie au xvi° siècle de nombreuses traductions des œuvres anciennes, soit en prose soit en vers {. Thomas Sébillet, dans son Art poétique (1548) constate le succès de ce genre : « Pourtant t’avertis-je que la version ou traduction est aujourd’hui le poème le plus fréquent et mieux reçu des estimés poètes et des doctes lecteurs. » Et J. du Bellay, dans la Défense et illustration de la langue française (1549), se plaint même (livre I, chap. v et vr) de la trop grande abondance des traducteurs, dont quelques-uns sont « vraiment mieux dignes d’être appelés traditeurs que traducteurs ». Etienne Dolet avait publié en 1540 un traité De la manière de bien traduire d’une langue en aultre.
De tous les traducteurs du xvre siècle le plus célèbre est Amyot?, qui