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Signalons, entre autres, les traductions suivantes

Poères. — Lazare de Baïf: Électre de Sophocle (1537). — Bochetel : Hécube (1545). — Thomas Sébillet: /phigénie à Aulis d'Euripide (1549). — Ronsard : Plutus d'Aristophane (joué en 1545 au théâtre du Collège de Coqueret, aujourd’hui perdu). — Gilles Corrozet: Les Fables d'Esope (1542). — Remi Belleau : Les Phénomènes et les Pronostics d'Aratus (1578) ; Les Odes anacréontiques (1556), qui d’ailleurs ne sont pas d'Anacréon mais de l’époque byzantine, et qui avaient été découvertes et publiées par Henri Estienne en 1554. — Cl. Marot : De l'amour fugitif (21° idylle de Théocrite); Les Métamorphoses d'Ovide (les 2 premiers livres). — Antoine de Baïf: Les Besognes et Jours d'Hésiode (1574); Antigone de Sophocle (1573) ; L'Eunuque de Térence (1565); Le Brave (trad. du Miles Gloriosus, de Plaute, 1567).

Prosareurs. — Claude de Seyssel : Histoire de Thucydide (1527). — Pierre Saliat : Histoire d'Hérodote (1552-1556). — E. de la Boëétie : La Mesnagerie de Xénophon (1571). —G. du Vair : Le Manueld'Épictète(1591); Discours sur la Couronne d'Eschine et de Demosthène ; le Pro Milone de Cicéron. — Étienne Dolet : Axiochus et Hipparque de Platon (1544); Les Tusculanes et les Lettres de Cicéron (1543).

A consulter. — F. Hennebert : Histoire des Traducteurs français d'auteurs grecs et latins pendant le XVIe et le XVIIe siècle (Gand, 1858). — Justin Bellanger : Histoire de la Traduction en France (auteurs grecs et latins), Paris, Thorin (1892) et Lemerre (1903).

2. Biographie. — Jacques Amyot (né à Melun en 1513), après avoir fait de solides études, fut nommé, grâce à la protection de Marguerite de Navarre, professeur de grec et de latin à l'Université de Bourges. Chargé d’une mission au Concile de Trente, il fut, à son retour, choisi comme précepteur de Charles d'Orléans (le futur Charles IX) et de Henri d'Anjou (le futur Henri HI). Plus tard Charles IX le nomma grand aumônier de France (1560) et évêque d'Auxerre (1570). Henri III le nomma commandeur de l’ordre du Saint-Esprit (1588). Après l'assassinat du duc et du cardinal de Guise, accusé d’avoir approuvé le crime, il dut quitter Auxerre et eut sa maison pillée (1589). Peu après il reprit d’ailleurs son évêché, où il mourut en 1598.

Editions. — L'édition complète la plus moderne du Plutarque d’Amyot est celle de Didot (1818-1821, en 25 vol.). — Amyot : Périclès et Fabius Maximus, éd. L, Clément (Société des Textes français modernes, 1905).

A consulter. — A. de Blignières : Essai sur Amyot et les traductions fran-

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traduisit les Amours de Théagène et de Chariclée!, roman grec d'Hélodore (1547), Sept livres de Diodore de Sicile (1554), Daphnis et Chloé?, pastorale de Longus (1559), les Vies des Hommes illustres (1559) et les Œuvres morales (1572) de Plutarque. Ses traductions, surtout celles de Plutarque, dans lesquelles il ne s’est pas astreint à l’exactitude rigoureuse qu'aujourd'hui nous exigeons des traducteurs, mais qui sont écrites dans une langue savoureuse, à la fois très riche et très familière, eurent au xvi® siècle un immense succès, qui nous est attesté par Montaigne (voir p.138-139), et exercèrent sur les esprits une influence bienfaisante, qui s’est prolongée jusqu’au xvirie siècle (J.-J. Rousseau, Vauvenar- | gues, Mme Roland faisaient encore leurs délices de la traduction de Plu-

tarque d’Amyot et y puisaient de réconfortantes leçons).

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