PREFACE
« Les jeunes gens sur lesquels M. Barrés a agi n'ont pas parlé de lui encore. Il a été mieux que le lettré, Vidéologue, Vécrivain que Von a discuté il y a une demi-douzaine d'années, — il a été notre éducateur. // a été notre professeur d'énergie... ensuite nous
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avons fait de cette énergie ce que nous avons pu — ou nous en ferons ce que nous pourrons... Mais il a su être notre maître sans rien nous prendre de notre initiative. . . et nous ne lui en saurons jamais assez de reconnaissance, »
Técris une préface presque uniquement pour le plaisir de citer cette phrase du pauvre Jean de Tinan, qui fut peut-être le plus délicat et sûrement le plus sympathique des jeunes écrivains de notre âge. Il y^a une fine jouissance à se sentir en communion d'admirations avec ceux qui nous sont chers...
D'ailleurs quelles paroles valent cet acte du doux enfant que nous pleurons ? Un journal s'occupait de faire élire par des littérateurs le plus digne d'entre eux. Dans
' son lit de moribond, exactement la veille de
son agonie, Jean de Tinan demanda une plume et traça sur son bulletin de vote le nom de Maurice Barres.
Sa dernière pensée, son dernier geste furent un hommage à son éducateur. La plume qui
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