CHAPITRE IV
Les causes de la décadence de notre marine marchande et le rétablissement de la demi>prlme aux navires de construction étrangère francisés.
Enquête sur la situation de notre marine marchande.
— Travaux de la commission extraparlementaire instituée près le ministre du commerce. — Questionnaire.
1' Causes de la décadence de notre marine marchande.
— Concurrence étrangère. — Supériorité des conditions d'existence de la marine britannique. — Prospérité des marines allemande et norvégienne. •— La loi de 1881. — Ses heureux effets. — Dissentiments entre les constructeurs et les armateurs. — Ceux-ci sont sacrifiés. — Leurs desiderata.
2" Causes de la difficulté que rencontre en France la construction des navires de commerce. ^- Hauts prix et
longs délais exigés par les chantiers français. — Impossibilité de faire construire actuellement des cargo-beats en France. — La prime à la navigation est absorbée par le constructeur. — Justification de la demi-prime aux navires francisés. — Elle ne saurait préjudicier à la construction française. — Moyens de procurer des capitaux à l'armement. ~ Autres desiderata.
3« Moyens de diriger les frets sur les ports français. — Favoriser le développement du commerce, de l'industrie, des échanges internationaux et des moyens de transport intérieurs. — Développer le régime des traités de commerce et de navigation. — Etendre les facultés d'entrepôt et d'admission temporaire. — Développer les transports intérieurs. — Récupérer le transit. — Améliorer les ports.
Pour les armateurs, le rétablissement de la demi-prime aux navires de construction étrangère francisés constitue la principale des réformes. — Hostilité des grandes compagnies postales subventionnées. — La thèse des constructeurs. — La différence entre le prix anglais et le prix français n'est pas aussi considérable qu'on le prétend. — Leurs conditions d'établissement respectives. — La demi-prime aux navires francisés entraînerait, sans espoir de retour, la disparition des chantiers français.
Francisation. — Formalités et garanties multiples dont cette opération est entourée. — Elle ne saurait, dans ces conditions, prêter à la fraude.
Opinion de M. Dupuy de Lôme. — Impropriété de l'expression « demi-prime à la construction étrangère ». — Les constructeurs ne voient dans la construction des navires de commerce qu'un appoint. — Les commandes de l'État règlent le marché. — Programme de réfection de la flotte de guerre. — Répartition de la dépense entre les arsenaux et l'industrie privée. — L'intérêt des constructions navales ne saurait primer celui de l'armement, de l'industrie et du commerce d'exportation. — Le sort de nos chantiers est moins alarmant que celui de notre armement. — Importance du navire comme instrument (le propagation des produits d'un pays.
Confirmation de la nécessité d'accorder la demi-prime aux navires de construction étrangère et francisés. — Tableau des primes allouées à des navires récemment construits. — Ces allocations sont impuissantes à diminuer le prix des constructions. — Le seul moyen de mettre fin à cette situation est de rétablir la demi-prime à la construction étrangère.
Compensation d'armement, — Propositions de MM. Bossu t-Plichon, Bordes, Daymard, Duprat, Estier et Bergasse. Comment M. Fermé a su résumer et préciser la question de la marine marchande 69