‹ Notre nord-ouest provincial [microforme]Chapitre 2 sur 47 · HAS · texte numérisé non relu

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la presse, par des sacrifices personnels, par des démarches nombreuses, par des instances réitérées, a contribué, plus que toute autre cause peut-être, à faire par toute la province, nolens volens, du défrichement de nos terres publiques la grande question nationale.

Avec tous les vrais Canadiens, je fais des vœux pour la construction, sous bref délai, de votre chemin de fer. Vous nous dites quels services il rendrait aux colons de la Rouge, de la Lièvre et de la Gatineau. J'ajouterai, pour l'avoir vu de mes yeux, qu'il ouvrirait, à l’est et au nord du lac Képawé, une section de pays incomparable : une plaine, de plus de trente lieues carrée, entourée de trois côtés par J'Ottawa, baignée par les lacs Bouleau, des Iles, Doré, du Loup, Brûülé et Grassy, traversée par les rivières Képawé, du Nord et la Loutre, sans montagnes. Les bois y sont variés, la végétation vigoureuse, le sol bon. Lancez-y une voie ferrée, et, avant vingt ans, on y verra naître, comme par enchantement, des villes, des villages et cinquante belles paroisses.

Souhaitant à votre livre tout le succès qu'il mérite, croyez que je suis toujours avec une haute considération, Mon cher Monsieur, Votre très dévoué serviteur, J. B. Prêtre, Isle-Bizard, 1er sept, 1887,

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