‹ Notre nord-ouest provincial [microforme]Chapitre 30 sur 47 · AS · texte numérisé non relu

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dans le Dominion même, une région à coloniser qui soit mieux située que la vallée de l'Oltawa, qui soit plus à proximité des grands centres, populeux, prospères, entièrement développés et ressentent chaque jour la nécessité de diriger vers les nouveaux élahlissements le trop plein de leur population ?

Aussi le mouvement vers le Nord loin de diminuer, comme certains élans passagers, fort en vogue à périodes déterminées, augmente-til continuellement et trouve-til chaque jour un aliment plus considérable et plus empressé de sem. parer des nouvelles terres. Et n’étaient-ce les difficultés des communications pour tout le monde et l'impossibilité absolue pour la classe pauvre et travailleuse, pour les gens de peine, de se rendre si loin, sans ressources, alors que le coût des transports s'élève à une somme exorbitante, nous verrions avant une dizaine d'années, tous ces cantons se couvrir d'habitations, à l'instar des cantons de l'Est et former autant de jeunes paroisses aussi pittoresques que florissantes et mouvementées.

Ce ne sont pas les colons qui manquent au pays, au gou-

vernement soucieux d'établir nos territoires inhabités, ce

sont les voies de communications, je ne dirai pas faciles, on ne parle pas de cela, {les beaux chemins sont un luxe à peu près inouiï en colonisation, de ce côté-ci au moins du pays), mais je dirai possibles; ce sont les chemins qui manquent aux colons.

Et ce chemin de fer que tant de vœux appellent, qui doit traverser tout le cœur de la vallée de l'Ottawa, devrait être fait déjà jusqu’à la Chute-aux-[roquois, L'on compterait vingt paroisses de plus dès aujourd’hui et vingt autres dans cinq ans, tant le foyer alimentateur de la colonisation du Nord regorge d'éléments qui ne demandent qu'à se fixer et qui restent à l’état mobile ou plutôt nomade, qui restent par conséquent perdus pour notre pays, parce que le champ de colonisation, le siège de leur habitation agricole, n’est pas prèt à les recevoir.

“ Ce fait est grave et déplorable : nous le livrons à la médi-

tation de nos hommes publics et aux organes de notre grande presse appelée à former l'opinion dans le sens le plus favorable au développement de la province, Nous prions les uns comme les autres d'y songer sérieusement, s'ils veulent penser à autre chose qu'au vain travail de partisannerie outrée et aux stériles efforts qu'engendrent nos divisions intestines au dépens des labeurs pratiques qui font seuls marcher et grandir les pays,

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