AGRICULTURE.-—MINES ET FORÊTS
Les deux autres conditions essentielles de succès sont l'étendue du territoire à coloniser et la qualité supérieure des terrains à cultiver,
Ici nous laisserons parler tout ce que nous avons pu recæeillir d’autorités compétentes et incontestables. Sera-ce suffisant pour dissiper des préjugés amassés durant un demi siècle par l'intérêt sordide et égoïste des uns, par l'indifférence et l'apathie inexplicables des autres ?
«Nous l'espérons, sans trop nous en flatter.
Outre lès témoignages que nous apportons dans la première partie de ce travail tant en faveur du sol que du climat de la vallée de l’Ottawa, nous citerons l'obinion de personnes absolument désintéressées qui ont vu de leurs yeux ou qui ont puisé aux souuces les plus éclairées et les moins capables de tromper.
Nous consulterons surtout la brochure de M. J. C. Langelier, intitulée “ Le Nord” ‘ou esquisse sur la partie de la “ Province de Québec située au nord du fleuve Saint-Lau- “rent entre l'Outaouais et le Labrador”. C’est une étude consciencieuse, libre de tout préjugé comme de toute exagération et préparée avec une connaissance aéograpuique et
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climatérique qu'il sera difficile de trouver en défaut. Voicr comment l’auteur décrit le caractère général de la contrée qui est située au nord du Saint-Laurent et de l'Ottawa, et toute cette description est par la suite appuyée, dans chacune de ses parties essentielles, sur les témoignages les plus irrécusables des géologues, des explorateurs et arpenteurs officiels :
“ Cette région est comparalivement inconnue et l’on n'a que des idées fausses ou très incomplètes sur la nature du sol qu'elle renferme et sur son adaptabilité à la culture, notamment en ce qui regarde l'immense vallée située entre la chaîne des Laurentides et la Auuleur des terres, qui forme la ligne de partage entre le bassin du Saint-Laurent et celui de la Baie d'Hudson, DIRE QUE LA PLUS BELLE PARTIE D& LA PROVINCE, AU MOINS AU POINT DE VUE AGRICOLE, EST COMPRISE DANS CETTE GRANDE VALLÉE, CE SERAIT PRESQUE S'EXPOSER A FAIRE RIRE DE SOI, ET POURTANT CE SERAIT DIRE LA VÉRITÉ.”
Après avoir démontré que les plus hautes élévations ne dépassent pas 4,000 pieds au-dessus du nivezu de la mer et que la montague Tremblante, le pic le plus élevé de toute la vallée de l'Ottawa, n’a que 2060 pieds d'altitude ; que Les hauteurs environnantes ont de 1000 à 1200 pieds et que le reste ne mérite pas le nom de montagnes mais de collines et de monticules ne dépassant guère 300 pieds, M. Langelier fait le calcul des terrains qui ne sont pas établis dans cet immense Nord, qui, dit-il :
“4 Renferme 42.52 pour cent de la population et 82.95 pour cent de la superficie de foules les terres. ”
“ Des 99,501,009 acres de terrain compris dans la région que nous étu.… dions, seulement 3,932,846 acres, ou 3,95 pour cent, étaient occupés ou possèdés en 187!, en sorte qu'il rectait en dispon:bilité et à occuper 95,- 578,163 acres, où 95,55 pour cent. Css 95,576,163 forment une superficie de 149,345 milles carrés, c’est-à-dire une étendue à peu près égale à Ia superlicie collective de l'Ecosse et de la Norwège, qui renferment ensemhle une étendue de 155,085 milles carrés et sont habités par une population de 5,120,000 âmes. Et le territoire que nous étudions, même en y com. prenant les montagnes et la contrée située au nord-est du Saguenay, est tout aussi habitable, aussi susceptible de culture que celui de l'Ecoss8 et de la Norwège, qui appartiennent à la même époque géologique et sont situées dans la mêiuë latitude que là contrée qui s'étend dans notre province au nord du Saint-Laurent, entre l'Outaouais et l’Anse-au-Sablon. ”
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Ii conclut cette &escription générale sur le nord du Saint- Laurent par les paroles suivantes :
‘« Tel esi !8 pays, cer c'en est un, et un grand, qu'il nous reste encore à livrer à l'œuvre de la colonisation au nord du fleuve et en dehors des établissements actuels, D’après le recensement de 1871, l'étendue moyenne occupée par chaque personne de la population rurale était d'environ douze acres. En supposant que les 45,912,342 acres qui restent à livrer à la colonisation seraient occupés dans la même proportion, quant à l'étendue de chaque exploitation individuelle, la région que nous étudions pourrait encore supporter une population rurale de 3,826,018 personnes ! Avec la population rurale qu’accuse le recensement de 1871, 831,301 personnes, cela fait une population totale de 4,157,319 âmes, non comprise la population des villes de Québec, Trois-Rivières ét Montréal. qui était de 175,588 habitants en 1871,
En présence de ces faits, n’avons-nous pas raison de proclamer que le Nord mérite la plus favorable considération du gouvernement et de tous les hommes qui s'intéressent sérieusement à l'avenir de notre province? ”
Arrivant à la vallée de l'Ottawa, M. Langelier dit que cette région peut être divisée en trois zones: la zone septentrionale, la zone centrale ou des lacs et la zone méridionale, qui renferment toutes ensemble les circonscriptions suivantes :
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Parties de Berthier, Maskinonsé et St-Maurice 4,673,00
“ Nous comprenons dans cette étendué la partie nord-ouest des comtés de Berthier, Maskinongé et de Saint-Maurice située entre la ligne d'exploralion tirée depuis Le lac Kiamika jusqu'à l'embouchure de la rivière
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