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COMME. AUX JOURS DE SCANDALES

Vers l'humble tâche et le pauvre service, Vers le danger des remparts et des tours. Vers la souffrance et la mort de ses fils...

Vers le souci qui penche les fronts lourds, Vers la détresse assise dans la paille, Vers les regards qui mendient son amour...

Le soir, quand Dieu apaise les batailles, Les cœurs, les yeux, les mains et les colères, Quand les veilleurs sont postés aux murailles,

Congédiant ses diacres et ses clercs, Il s'agenouille au fond de l'oratoire De son palais, jadis proconsulaire...

Il plonge au fond des siècles de l'histoire, Œuvre du Dieu caché qui, de là-haut.

Nous a guidés de la chute à la gloire...

Son esprit las porte un double fardeau : Derrière lui, sur le mur noir et froid, La vieille louve allaite les jumeaux,

Et devant lui Jésus meurt sur la Croix.

Il est aussi

Il est aussi pareil au saint archange

Michel, vêtu d'armure chevalière,

Sauveur des blés, des vignes et des granges,

Des prés, des bois, des huttes, des chaumières, De nos cités, de nos bourgs, de nos murs, De nos travaux dans l'ombre coutumière,

Du pain doré, des célestes pâtures, Du repas calme à la fin des journées, Des bons propos au fond de l'âme pure,

Sauveur aussi des heures fortunées

Où prient nos mains, nos âmes et nos voix

Dans la maison de brume environnée,

Et gardien des calvaires, des croix,

Des saints nichés au creux de nos vieux chênes,

Du cœur modeste où veille une humble foi,

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