M. le marquis de Chasseloup-Laubat
APPENDICE 377
naires, français pour la plupart, dont la science et les services protégèrent la religion.
Dans les mers de l'Océanie, — un souvenir à l’heureux Bougainville et à l'infortuné La Pérouse, qui rivalisèrent d’audace et de découvertes avec les navigateurs étrangers !
Plus près de nous enfin, eu Egypte, — un souvenir à Chainpollion qui, en découvrant l’art de lire les hiéroglyphes, nous a révélé les mystères les plus obscurs de l’antiquité africaine!
Et au-dessus de tous ces noms de citoyens, offrons un hommage au génie et au patriotisme de Henri IV, de Richelieu, de Louis XIV, de Colbert, du général Bonaparte, qui comprirent que la France, pour être dans le monde une puissance de premier ordre, devait rayonner vers l’Orient, d’où venaient encore la lumière et la richesse, comme en étaient venues la religion et la science !
A cette longue chaîne de noms illustres, le nom, désormais immortel de Ferdinand de Lesseps, vient ajouter un nouvel anneau, de tous le plus brillant et le plus fécond en promesses, car il embrasse, non plus la patrie seule, mais l’humanité entière.
Toutefois la France recueillera les premiers fruits d’une si glorieuse création. L’esprit des entreprises lointaines et diftir ciles de la paix renaîtra. Nous reprendrons le goût et la route de l’Orient Les capitaux et les intelligences tourneront leurs vues de ce côté. La jeunesse y recherchera les surprises de l’inconnu et les chances de la fortune. Par l’action d’une politique libérale et expansive, la tradition nationale de la France sera reprise et élargie. Aussi, Messieurs, rattachant dans mon toast les triomphes du présent aux vicissitudes du passé et aux perspectives de l’avenir, je me plais à saluer dans cette fête commémorative et vous saluerez avec moi :
L’avènement d'une ère nouvelle pour le génie commercial et colonisateur de la France.
fin de l’appendice