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M. Le Saint

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mettant le cap sur le Gabon, j’avancerai, aussi droit que possible, vers le drapeau français flottant aux rives de l’océan Atlantique. Si la destinée me sourit, je reviendrai au bout de quelques années, la joie dans l'àme, mais sans doute brisé de fatigue, vous raconter mes courses, vous montrer mes collections, vous soumettre mes observations, heureux et fier d’avoir ajouté quelque honneur à la Société qui me protège, au pays qui m’encourage. »

A mon tour, continuant la parabole, je dirai, au nom de tous mes confrères, au jeune officier breton qu’anime une noble ambition :

« Que tes armes soient bénies, jeune soldat, car tu combats pour la patrie, pour la science et pour la civilisation ! »

Ce toast doit être, par malheur, suivi d’une note nécrologique. Trois des voyageurs, dont je portais la santé, ont péri depuis lors : ce sont, dans l’ordre des dates : M. Le Saint, M"“ Tinné, M. Mage.

M. Le Saint, qui avait quitté Paris dans les premiers jours de 1867, était parvenu, en janvier 1868, dans la région du haut Nil, à 33 journées de marche au delà de Khartoum. Atteint par les maladies, il succomba après une agonie de cinq jours, et fut enseveli dans un terrain de l'ancienne mission catholique, sous le 8 e degré de latitude nord. Né en 1833 à Landivisiau (Finistère), Le Saint atteignait seulement sa 33“ année.

La comtesse Alexandrina Tinné a été assassinée dans le Fezzan, le 1 er août 1869, par un parti d'Arabes et de Touaregs, dans le cours de l'excursion aventureuse qu’elle tentait au sud de la Tripolitaine pour pénétrer dans les oasis et le Grand- Désert, après s’y être préparée par un assez long séjour en Algérie. Dans ce pays, comme en Égypte, elle avait inspiré de vives sympathies pour la noblesse de son caractère et la hardiesse de ses entreprises. — Née à la Haye en 1837, M lle Tinné n’avait que 33 ans.

M. Mage (E.), lieutenant de vaisseau, a péri dans la nuit du 19 au 20 décembre 1869, dans la tempête qui a englouti, sur les côtes de France, à la hauteur de Brest, la corvette à vapeur la Gorgone , dont il était le commandant. Né à Paris en 1837, cet officier distingué n’avait, lui aussi, que 33 ans. Pendant dix ans (1856 à 1866). il avait accompli trois missions scientifiques dans la Sénégambie. Son Voyage dans le Soudan occidental (Sénégambie et Niger) le classe parmi les explorateurs éminents de l’ Afrique.

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(46' Anniversaire. — Décembre 1867.)

A Sa Majesté Léopold II, Roi des Belges.

Messieurs, (

Vous avez établi l’usage, lorsqu'un souverain vient se rattacher à votre Société par les liens de la confraternité scientifique, de lui souhaiter une respectueuse et sympathique bienvenue dans cette fête annuelle. Rarement cet hommage d’hospitalière courtoisie fut mieux justifié qu’envers le prince que nous avons pu inscrire, il y a quelques semaines, sur notre liste cosmopolite d’associés. Ce prince est un roi géographe. Nul autre chef d’État parmi ses contemporains — excepté peut-être l’Empereur des Français — n’a autant voyagé. Dès sa jeunesse, guidé par les leçons de son auguste père, l’immortel fondateur de la nationalité belge, le duc de Brabant parcourut l’Europe, l’Afrique et l’Asie, poussant ses recherches curieuses jusqu'aux extrémités de l'Orient, et partout demandant à la nature et aux hommes le secret de voies nouvelles à ouvrir à l’industrie et au commerce de sa patrie. Le futur roi était des nôtres par ses études et ses lointaines excursions avant de le devenir par nos suffrages .

Mais ne serai-je pas aussi. Messieurs, l’interprète de vos sentiments en honorant aujourd'hui, dans Sa Majesté Belge, toute une nombreuse et brillante pléiade d’enfants de la Bèlgique, voyageurs et géographes, astronomes et mathématiciens, dont les travaux, ont enrichi le trésor des connaissances géographiques? C’était un Flamand, ce Rubruquis 1 que notre roi saint Louis envoya, comme missionnaire et diplomate, auprès du grand Mogol, et qui, le premier, dès le xnr siècle, rapporta en Europe des notions précises sur l'intérieur de l’Asie. C’était un Flamand, ce Gérard Mercator, dont la projection guide encore à travers les mers la marche des navires de toutes les nations! C’était un Flamand, cet Ortelius, disciple et ami de Mercator, auteur renommé de cartes précieuses! C’était un Wallon, ce père Hennepin, qui partage avec les missionnaires français l’honneur d'avoir , un des premiers, évangélisé les sauvages du Canada et vu les rives du Mississipi ! Et cette

1. Ici M. d’Avezac interrompt l’orateur ; « Rubruquis, dit-il, était an Français né à Rubrouck, dans le Nord, arrondissement d’Hazebrouck ; c’est en sa qualité de Français que saint Louis l’envoya en mission. » M. Duval répond qu’il a suivi l’opinion générale, qui fait naître Rubruquis à Uuvsbruck (Belgique), opinion partagée par le savant M. Quételet, dans son Histoire des sciences mathématiques et physiques chez les Belges; mais il ost tout disposé à s’incliner devant l’autorité do son érudit confrère, et serait même charmé, en sa qualité do Français, que cette revendication fût fondée.

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liste de noms célèbres, continuée sans interruption pendant plusieurs siècles, se personnifie de nos jours, avec l’éclat que vous savez, dans un des maîtres de la géologie, à la tête du sénat belge (AI. d’Omalius d'IIalloy), dans un des maîtres de la physique du globe à la tête de l’Observatoire de Bruxelles (AI. Ad. Quételet). Envers cette succession de grands esprits, qui forment le cortège scientifique de la royauté belge, acquittons en ce jour la dette de la Géographie par une salve cordiale d'applaudissements!

Et je serai encore l’écho de vos pensées en associant à toutes les gloires de la Belgique M. Charles Rogier, l’illustre ministre des affaires étrangères, qui a bien voulu, lui aussi, s’enrôler dans nos rangs, sous la bannière d’une science qui préside, dans les méditations du cabinet, à ses patriotiques négociations.

Pour résumer tous nos hommages et nos vœux dans un même toast, je bois, Messieurs, et vous propose de boire à la santé du roi Léopold et, en même temps, à la mémoire ou à la santé de son escorte pacifique de savants et d’hommes d’État, nos ancêtres, nos alliés ou nos émules dans le culte de la Géographie.

(47® Anniversaire, — Décembre 1868.)

Chargé d’adresser le salut annuel de félicitations et d’encouragement aux voyageurs, le Président de votre Commission centrale croit. bien remplir son mandat en vous proposant ce toast éminemment géographique :

A l’Exploration, ü l’Exploitation et à la Colonisation intégrales

du globe!

Au Rayonnement pacifique des Races humaines sur la Planète!

Nous sommes parvenus , Messieurs , à une période de l’histoire où l’humanité a acquis une notion précise et ferme de sa destinée terrestre. Cette destinée, restée obscure pour les âges précédents, et aujourd’hui lumineuse, c’est le gouvernement intelligent de la planète par l'homme qui y règne au sommet de la hiérarchie des êtres. Tout en restant trop souvent une vallée de larmes, — les misères sociales et les deuils des familles ne l’attestent que trop ! — la terre nous apparaît maintenant sous des couleurs moins sombres qu’à d’autres époques. Elle est pour nous le théâtre de notre activité et l’instrument de notre puissance. Elle est l’arène ouv erte à l’esprit pour maîtriser la matière, et aux nations pour

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lutter dans les tournois ardents mais pacifiques du progrès. Nous comprenons que le perfectionnement de la terre, promu par le génie qui découvre, par la science qui recherche, par le travail qui exécute, peut concourir au perfectionnement moral du genre humain, en procurant aux peuples toute la part de liberté et de bonheur, de relations fraternelles et de richesse, qu’il est donné à l’homme d’atteindre dans sa carrière ici-bas. Ces perspectives rehaussent l’importance de la géographie qui se donne pour objet la connaissance de la terre.

Trois étapes divisent cette marche laborieuse et tendent vers l’accomplissement de notre destinée ; trois actes d’un grand drame : l’Exploration, l'Exploitation et la Colonisation du globe.

L’Exploration de la planète est l’œuvre propre de la géographie : par les courses de ses voyageurs et les méditations de ses savants, elle donne une base solide ou des éléments d’étude aux autres sciences, dont aucune ne saurait être indifférente à l’histoire, aux formes, aux matériaux, aux forces inorganiques ou animées de la terre. Depuis trois mille ans au moins de civilisation, de nombreux explorateurs , individus et peuples, courent en tous sens, entraînés par la passion de voir et de connaître ou par la passion de posséder, ces énergiques ressorts des âmes et des corps. Grâce à eux, la plus grande partie de la surface terrestre et maritime est aujourd'hui connue. Cependant le voile sombre de la mystérieuse Isis n’est pas encore tout entier soulevé. Ses replis couvrent d’immenses espaces au cœur de l’Afrique, dans les régions polaires, et de moins étendus, quoique vastes encore, dans les steppes et sur les cimes de l’Asie, de l’Amérique, de l’Australie. Tout ce qui a été parcouru est d’ailleurs loin d’être décrit ; et là même où les surfaces sont bien connues, les hauteurs de l’atmosphère et les profondeurs du sol ou des flots le sont bien moins. Elle n’est donc pas épuisée,, la gloire qui se peut acquérir dans les voies nouvelles ! Aux noms illustres de l’histoire, de grands noms peuvent s’ajouter encore. Honneur donc à quiconque portera les instruments de la science et le drapeau de la civilisation — et entre tous le drapeau béni de la France — sur quelque lieu vierge encore des regards et des pas de l’Européen ! Sous les feux du tropique, comme au milieu des glaces du pôle >, nos yeux et nos cœurs suivront avec émotion leurs audacieuses aventures. Mais nos vœux et nos sympathies accompagnent également tous ceux qui, poussés d’une ambition moins haute, voyageurs, marins, commerçants, colons, missionnaires, artistes, ingénieurs, naturalistes, physiciens, simples touristes même, font

t. Allusion au projet de M. Guslavc Lambert, présent à la réunion.

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avancer la science en reconnaissant et élargissant les voies

ouvertes par d’autres.

L’Exploitation marque la seconde étape dans la possession de la terre. C’est l’œuvre particulière de l'industrie et du commerce qui, d’un commun accord, recherchent et’ font circuler les richesses disséminées à la surface ou dans les profondeurs du globe. L’une et l’autre mettent au service des entreprises humaines les plus puissants moyens d’action, sans reculer devant aucune distance, devant aucune difficulté d’accès et de séjour. Dans les régions brûlantes, tempérées ou glaciales, leurs envoyés découvrent des fossiles , des minerais, des animaux sauvages; aux forêts primitives, ils demandent des bois et des écorces, des racines et des gommes de leurs filets et de leurs harpons ils sondent le sein des mers, cet inépuisable réservoir d’aliments et de matières premières. C’est en vue de l’exploitation et de la circulation des ressources du globe que s’exécutent ces œuvres admirables qui se nomment : chemins de fer, télégraphes terrestres et sous -marins , navires à voile, paquebots à vapeur, percement des Alpes ; et au-dessus de tous, ce prodigieux canal de Suez qui couronne déjà de l’auréole d’immortalité le nom de Ferdinand de Lesseps , que nous sommes fiers de compter, non-seulement parmi nos concitoyens, mais parmi nos plus zélés et bien-aimés confrères. Par tous ces monuments, l’humanité acquiert la conscience de son génie et de sa force, et voit s’élever ses pouvoirs au niveau de ses volontés.

Quand l’exploitation s’applique à des terres cultivables , elle ne tarde pas à devenir la Colonisation, troisième étape de la carrière, œuvre propre de l’agriculture. La colonisation seule consacre d’une empreinte ineffaçable le passage et l’action de l’homme. C’est elle qui attire et implante les populations, fixe et multiplie les familles, qui arme de courage les nouvelles générations et les jeunes sociétés en proportion des obstacles et du but. A son aide la colonisation appelle la science qui observe les climats et analyse les sols ; la législation qui protège les propriétés et les personnes ; la religion qui éclaire les races indigènes et fortifie les races immigrantes. A leurs bienfaits le travail joint ses exploits ; les champs fécondés, les maisons et les fermes bâties, les usines installées, les routes tracées, les canaux creusés, les cités construites. Un jour, après une incubation quelquefois assez courte, une jeune nation éclôt au soleil ; nos cartes s’enrichissent des noms inconnus de nouvelles villes ; une étoile, hier invisible, brille au drapeau — je ne dirai pas des États-Unis d’Amérique ou d’Europe, — mais des États-Unis de l’bumanité. L’honneur de ce viril spectacle de grandeur et de féçonditê, qui commence à n’être pas rare dans notre siècle, se reflète en partie sur la géographie qui a ouvert la route et montré les horizons.

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Mais si avancée que paraisse l’élaboration de notre globe, notre orgueil doit se contenir en comparant ce qui est fait à ce qui reste à faire. Combien il s’en faut que l’homme, le roi de la création, connaisse et gère son royaume comme un intelligent propriétaire connaît et exploite son domaine ! C’est à peine si la cinquième ou la sixième partie de la terre est tant soit peu cultivée : un milliard d’hectares sur douze milliards dont la moitié au moins serait habitable et fertile ! Quant aux mers, trois fois plus étendues, elles sont presque toutes inabordées , sauf au pourtour des continents, et sur quelques bancs épars ! Quelle immense et laborieuse tâche, mais quelles abondantes récoltes aussi de connaissances et de richesses pour nos contemporains et pour la postérité!

Elle ne pourra s’accomplir, cette tâche ardue, — qu’il me soit permis de le proclamer devant une réunion de géographes, habitués à calculer la densité des populations, — qu’à l’aide d’une population humaine de beaucoup supérieure à celle qui aujourd’hui habite le globe, et qui s’y trouve distribuée au hasard et à contre-sens, ici trop resserrée, là trop rare. Pour mettre en valeur une surface de 6 à 7 milliards d’hectares, nous ne sommes guère que 1,200 à 1,300 millions, un homme par 5 hectares : c’est évidemment trop peu ! La puissance est disproportionnée à la résistance ; le moteur au mobile! Aussi la plus grande partie de la terre, vide d’habitants ou parcourue plutôt que possédée par des peuplades sauvages ou des tribus barbares, est-elle un immense et triste désert, une immense et stérile friche.

Ce n’est donc point sans raison que je vous propose, comme un vœu géographique autant qu’économique, le toast, à la fois pacifique et provocant :

A l’Exploration, à l' Exploitation et à la Colonisation intégrales du globe!

Et permettez-moi d’ajouter, Messieurs,

Au Peuplement suffisant et bien équilibré de la Planète !

(*8« Anniversaire. — Février 1870,}

N-, H* Lft célébration du 48 e anniversaire avait été rotardée jusqu'au mois de février pour lafaire coïncider avec la proclamation du prix de l’Impératrice (10,000 fr.). fondée pour l’œuvre la plus profitable à la géographie, et que la Société avait attribuée quelques semaines auparavant à M. Ferdinand de Lesseps, promoteur du canal de Suez.

M. J nies Duval ayant été empêché par la maladie d’assister au banquet, M. Richard Cortambert a lu en son nom le toast suivant :

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Aux Pionniers de la colonisation française en Orient.

Au lendemain du jour où le canal de Suez, creusé par la main de l’un des plus illustres enfants de la France, vient d'ouvrir à l’Europe la route directe de l'Orient , qu’il soit permis à l'un des Vice-Présidents de votre Société de rappeler quelques-uns des noms français, dignes d’honneur à des titres et à des degrés divers, qui planent sur ces régions lointaines, comme des ombres trop souvent oubliées. Chaquepays de l’Orient a eu son héros français. En ce jour, consacré aux hommages reconnaissants de l’admiration et de la justice, qu’il y ait un souvenir pour ces initiateurs et ces lutteurs de l’ancienne France, vaillants. ouvriers de la première heure, les pionniers et les précurseurs des progrès contemporains !

A Madagascar. — un souvenir à Flacourt, fondateur principal de nos établissements dans la grande île africaine et son premier historien !

A Bourbon et à l’Ile-de-France , devenue l’ile Maurice, — un souvenir à Mahé de la Bourdonnais, aussi grand par ses travaux civils et ses malheurs que par ses exploits de mer, et à l’intendant Poivre, le bienfaiteur de ces deux îles, le conquérant pacifique des épices de la Malaisie, dont les dons se sont propagés, des îles Mascareignes sur la côte d’Afrique, et dans nos possessions d’Amérique!

Dans l’Inde , — un souvenir à Caron, le fondateur de notre comptoir de Surate, berceau de notre colonie de l’Inde; — à Martin, le créateur de Pondichéry, noble épave des débris d’un empire ; — à Boureau-Deslandes, le créateur de Chandernagor ; — un souvenir surtout à Dupleix, dont le génie , moins trahi par la fortune que par l’indigne gouvernement qui régnait en France, avait conçu et en partie exécuté le plan grandiose que les Anglais ont réalisé à leur profit; — un souvenir encore à Bussy, l’habile auxiliaire de Dupleix !

Dans la mer des Indes, — un souvenir, dans la personne du bailli de Suffren , à cette légion de marins illustres dont le pavillon brava toujours avec honneur, sinon toujours avec succès, le pavillon ennemi !

En Cochinchine, — un souvenirs Pigneau de Bréhaine, l’évêque d’Adran, qui sema dans le cœur des princes et des peuples les premiers germes de l’influence française , si heureusement renaissante de nos jours par la politique et par la science sous les auspices mêmes du président de notre Société ! quand il était ministre de la marine et des colonies.

En Chine, — un souvenir à ces savants et hardis mission-

1. Allusion à l’expédition scientifique du Mékong, accomplie par MM. de La Grée et Francis Garnier.

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