ARRIVÉE A ATHÈNES
ce qu'Euripide leur faisait dire dans ces deux vers de Médée :
Bacvovxgç àêptoç aiôlpoç.
La locomotive siffle, nous sommes en gare. Il me semble étrange d'arriver à Athènes en chemin de fer. Au reste, il faut bien se faire à ces contrastes choquants entre le souvenir du passé et la réalité du présent. Les soldats portent des brandebourgs en guise de cuirasse, des pantalons rouges à la place des cnémides; les Aspasies modernes sont vêtues à la mode de Paris, et quelques successeurs de Démosthènes, qui débarquent avec nous, vont en petit veston et en chapeau monté prononcer à la chambre des députés leurs philippiques modernes. Un landau, qui ne rappelle guère les chars d'Olympie, nous emporte à l'hôtel des Étrangers, où nous nous installons. Ceci commence à sentir la France.
Athènes.
Paul, partant de Bérée, dut suivre, pour venir à Athènes, le chemin de la mer, autrement il eût fait sur sa route des haltes importantes que l'historien sacré aurait sans doute signalées. Il débarqua donc,