‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 142 sur 216 · PAUL ALLANT DU PTRÉE A ATHENES · texte numérisé non relu

PAUL ALLANT DU PTRÉE A ATHENES

non pas à Phalères, mais dans l'un des trois ports du Pirée, plus probablement dans celui où nous avons débarqué nous-mêmes. La rade de Phalères, quoique plus rapprochée d'Athènes, avait été abandonnée depuis Thémistocle. Le Pirée, au contraire, rattaché à la capitale par un vaste ensemble de fortifications, était resté son véritable port. Au temps de saint Paul, ces grands travaux de défense avaient complètement disparu. Les Longs-Murs (Skélé), terminés par Périclès , détruits au son des instruments par les Lacédémoniens après la funeste bataille d'Égos-Potamos , relevés par Gonon après sa victoire de Cnide, étaient en ruines quand Sylla jugea à propos d'employer leurs assises inférieures, les seules solides, à construire des fortifications pour son armée. Les débris qui restent en place ayant envahi l'espace compris entre ces deux murs parallèles, on avait établi une grande route carrossable (Hamaxitos) en dehors du mur occidental, et elle abordait Athènes par la porte du Dipylum. C'est elle que suivaient d'ordinaire les voyageurs, et tout fait supposer que saint Paul prit ce chemin. A droite et à gauche il était couvert de mausolées, de statues, d'autels en l'honneur de tous les dieux. Certains même portaient cette inscription qui frappa l'Apôtre: 'AyvoWtp ©eto, Au Dieu inconnu. Pausanias dit qu'il avait vu , sur la route de Phalères *, des autels analogues. Lucien observe, dans son Philopatris, qu'on adorait à Athènes un Dieu In-

1 Allique, 1, 1.

Vol. III, p. 214.

elle.

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