‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 160 sur 216 · HARMODIUS ET ARISTOGITON · texte numérisé non relu

HARMODIUS ET ARISTOGITON

tradition. Les historiens d'Athènes disaient, en effet, que l'oracle ayant promis la victoire aux Athéniens s'ils savaient offrir une victime digne des dieux, Aglaure se précipita aussitôt du haut de l'Acropole. On assure qu'il y avait entre cette grotte et l'Érecthéium une communication qui servit de chemin aux Perses pour s'emparer de la citadelle.

Non loin d'ici, à l'extrémité méridionale de l'Agora, et près de la roche de Minerve, comme dit Euripide, furent les statues en bronze d'Harmodius et d'Aristogiton , ces deux vengeurs de la liberté contre Hipparque et Hippias. Devant elles les jeunes gens chantaient : « Je porterai l'épée dans le rameau de myrte, comme Harmodius et Aristogiton , quand ils tuèrent le tyran et rétablirent la liberté. Harmodius aimé, tu n'es pas mort, mais tu vis dans les îles bienheureuses où sont Achille aux pieds rapides, et Diomède, fils de Tydée. Dans le rameau de myrte je porterai l'épée, comme Harmodius et Aristogiton, lorsqu'aux Panathénées ils tuèrent Hipparque le tyran. »

Notre première excursion dans Athènes est finie. Nous avons contourné l'Acropole en suivant ou en cherchant des sites célèbres presque tous encore fort discutés. Quoi qu'il en soit des noms, les ruines que nous avons vues au nord prouvent que là fut réellement le centre de la vieille ville, avec ses rues tortueuses et ses splendides monuments , portiques, temples, gymnases, remplis d'incomparables chefs-d'œuvre dont la main des barbares sema partout les débris.

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