‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 159 sur 216 · GROTTES · texte numérisé non relu

GROTTES

en 1867, à la jeune reine des Hellènes une intéressante représentation.

En achevant notre ronde autour de l'Acropole, où nous ne monterons pas maintenant, nous retrouvons l'antique rue qui conduisait à l'Agora, et où j'ai supposé qu'étaient les fameux hermès avec sentences philosophiques . Une petite chapelle taillée en partie dans le roc nord-ouest de l'Acropole, et dédiée aux saints Apôtres, dont quelques-uns figurent encore parmi les fresques à peu près effacées du sanctuaire, marque la place d'une source intermittente appelée Clepsydre. Ses eaux, un peu saumâtres, montent quand arrivent les vents étésiens, et elles baissent quand ils ne soufflent plus. On descendait dans le puits par une série de soixante-dix marches ; les anciens le supposaient en communication avec le port de Phalère.

Les deux enfoncements dans le roc que l'on visite ensuite sont probablement les anciennes grottes d'Apollon et de Pan. Quelques niches, taillées dans la pierre , rappellent que ces sites furent sacrés. Une caverne plus grande correspond à celle d'Aglaure. Selon la légende , la malheureuse fille de Cécrops, ayant ouvert, avec sa sœur Hersée, le coffre où Minerve avait enfermé le petit Ericthonius, et y ayant vu un serpent, se précipita du haut des grandes roches et mourut en ce lieu. Ce qu'il y a de sûr, c'est que dans cette grotte les jeunes Athéniens, recevant leur premier équipement militaire, venaient jurer de vaincre ou de mourir pour la république. Or cet usage accrédite une tout autre

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