‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 174 sur 216 · TEMPLE DE JUPITER OLYMPIEN · texte numérisé non relu

TEMPLE DE JUPITER OLYMPIEN

ans pour terminer ce prodigieux édifice qu'Aristote comparait de son temps, comme œuvre de despotisme, aux Pyramides d'Egypte. Deux groupes de colonnes, treize d'un côté et deux de l'autre, sont encore debout sur la vaste esplanade. Une autre, qui serait la seizième, récemment renversée, couvre le sol de ses rondelles désagrégées. Aisément l'imagination reconstruit le temple tout entier, bien que ses autres débris aient disparu. La cella fut entourée d'un double péristyle à dix colonnes de façade et vingt -deux de côté. Un troisième rang de dix constituait le pronaos et le posticum, soit un ensemble de cent vingt colonnes corinthiennes cannelées, mesurant dix-huit mètres de haut et deux de diamètre. Les chapiteaux sont d'un riche travail. Les pierres de l'architrave atteignent des dimensions prodigieuses comme longueur. Une seule couvre trois colonnes et mesure quinze mètres. Le péribole du temple était immense. On en suit encore la trace. Dans le sous-sol, de larges souterrains mettaient le temple en communication avec la fontaine de Callirrhoé. Ces Romains faisaient grand, mais moins beau que le siècle de Périclès. Quelquefois ils ne faisaient ni grand ni beau. J'en donne pour preuve cet arc d'Adrien qui se dresse à quelques pas d'ici. C'est l'œuvre la mieux réussie du mauvais goût triomphant. L'étage qu'il porte au-dessus de l'entablement est aussi déplaisant que cette inscription gravée sur la frise, au côté nord : « C'est ici Athènes de Thésée, l'ancienne ville, » et au côté

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