MONUMENTS DE LA DÉCADENCE
sud : ce C'est ici la ville d'Adrien et non celle de Thésée. » Il n'était pas besoin de l'écrire, l'infériorité artistique des monuments nouveaux ne le disait que trop.
C'est comme ce tombeau de Philopappos au sommet de la colline où avait été enseveli, disait-on, Musée, le poète disciple d'Orphée. Je me demande quels droits avait ce petit-fils d'un Antiochus, roi de Çommagène détrôné, à imposer sur ce sommet, aux regards de tout le monde, le spectacle de sa suprême vanité. Qu'avait -il fait? Qu'avait -il mérité? Il était resté, comme son nom l'indique, fidèle au culte de son aïeul. C'est quelque chose; mais comme l'aïeul bornait ses propres mérites à avoir été fait roi par Caligula et détrôné par Vespasien, le petit -fils n'était pas tenu à se féliciter avec tant d'éclat d'être resté l'ami de son grand -père. Les monuments de Périclès, de Platon, d'Aristide et de tant d'autres ont disparu, et celui-là, souvenir d'une nullité, demeure debout. Philopappos, y occupant la niche centrale, était tourné vers l'Acropole. Il est sûr qu'il avait choisi le meilleur site pour admirer le Parthénon. Il s'était accosté dans les deux niches latérales de deux de ses frères sans doute, d'autres disent de deux ancêtres illustres, un Antiochus et Séleucus. Dans le bas -relief on avait représenté le triomphe d'un empereur romain. Les chevaux et les personnages y sont affreusement mutilés.
En allant de Philopappos au Pnyx, nous passons devant un rocher verticalement taillé, et dans lequel s'ouvrent trois portes. Celle du milieu, plus grande