‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 177 sur 216 · LE PNYX · texte numérisé non relu

LE PNYX

versales pratiquées dans le roc pour faciliter la marche des chevaux. Les eaux pluviales s'écoulaient par une rigole de côté. Un tombeau soigneusement taillé au versant de la colline serait celui de Cimon, l'illustre fils de Miltiade, qui, par ses victoires, acheva l'humiliation des rois de Perse, et assura la prépondérance de son pays.

Sur la colline que nous gravissons ensuite se trouve la terrasse désignée sous le nom de Pnyx. Est-ce ici que le peuple venait entendre ses orateurs? On le croit généralement. Mais ce lieu n'était- il pas un peu excentrique? En tout cas, il faut, quoi qu'on en dise, renoncer à chercher sur le versant méridional de cette colline la tribune contemporaine de Périclès et d'où, selon Plutarque, l'orateur pouvait voir la mer, car il est impossible d'admettre que cette tribune ait jamais été placée au pied même des fortifications, dont les traces sont encore visibles. Quant au versant septentrional, que nous atteignons d'abord, voici sa topographie. Un arc de cercle , fermé non par une ligne droite , mais par un angle obtus s'enfonçant au sud dans le rocher, représente assez bien la figure décrite par les accidents de terrain. L'hémicycle, tournant sa convexité au nord, vers la plaine, s'appuyait sur un mur qui a dû être jadis plus haut que maintenant, car il fut destiné à relever le bas d'un plan incliné, pour permettre aux spectateurs plus éloignés de voir ce qui se passait sur le bêma et ses dépendances. Les blocs de ce mur, encore haut de cinq mètres vers le milieu , sont rectangulaires

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