‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 184 sur 216 · LA VOIE SACREE · texte numérisé non relu

LA VOIE SACREE

disait encore Eschyle. Quelques fragments d'étoffes à larges mailles, solidement tissées, en rappellent le souvenir. Et ces débris d'ossements eux-mêmes ne sont-ils pas ceux de l'affreuse famille? Les masques qui les recouvraient, et qu'on a retrouvés dans leurs tombeaux, n'étaient -ils pas les portraits effrayants de ces étranges criminels?

La salle des antiquités égyptiennes ne nous offre après cela, et surtout au retour d'un voyage en Egypte, aucun intérêt.

Eleusis.

Le chemin que suivait la fameuse théorie ou procession éleusiaque, le 14 de Boedromion (septembre-octobre), était à peu près celui-là même que nous venons de suivre en voiture. La route actuelle se détourne par intervalles de l'ancienne voie sacrée, mais ne la perd jamais de vue.

Nous sommes sortis par le Dipylum, et après avoir laissé à gauche les grands peupliers du Jardin botanique et traversé le bois d'oliviers et de pins qui ombrage le vallon desséché du Céphise , nous nous sommes engagés dans le Défilé mystique, entre les gorges du Gorydalle. Chateaubriand prétendait qu'il fallait voir de là Athènes pour la juger sous son plus bel aspect. Ce qu'il y a de sûr, c'est que ce passage était la clef de l'Attique pour ceux

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