‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 201 sur 216 · LE STADE · texte numérisé non relu

LE STADE

la montagne au Soleil, qui la remit à Vénus, et la ville à Neptune, s'applique à nous décrire le sanctuaire du dieu protecteur. C'est celui qu'il semble avoir visité tout d'abord en venant de la Mégaride. On y arrivait par une avenue plantée de pins sur un côté, et ornée de l'autre de statues représentant les vainqueurs des jeux isthmiques. Le périégète nous observe que ce temple de Neptune n'était pas grand. On pourrait d'autant mieux déterminer sa place qu'il renfermait à gauche en entrant une crypte où, d'après la croyance populaire, Palémon prenait acte des serments faits devant son autel, et se chargeait de punir les parjures. Or une crypte est aisée à retrouver là où personne n'a bâti. Des ex-voto, dont l'un au nom d'Alcias le Phocidien , des plaques de marbre destinées à supporter des statues, d'innombrables débris de belle architecture ont été retrouvés çà et là, sans intérêt réel pour la science. L'enceinte s'appuyait au nord -ouest sur le grand mur du Péloponèse. A peu de distance vers le sud, on retrouve la place du théâtre romain et de l'ancien théâtre grec. Une ville paraît avoir été taillée dans le roc.

Au levant de ses ruines, et précédé d'une voie antique, se trouve le site du fameux Stade. Il était au fond d'un ravin. C'est pour obtenir ici une modeste couronne de pins , l'arbre de la contrée , — à Olympie elle était d'olivier, — que les athlètes se condamnaient à toute une vie de fatigues et de privations. Heureux celui qui à la course, au disque ou

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