‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 210 sur 216 · POMPÉI · texte numérisé non relu

POMPÉI

à mon ami une vieille ville debout, après tant de vieilles villes détruites que nous avions si péniblement reconstituées. Le passé n'est plus ici à évoquer par l'imagination; il s'y montre dans la réalité et tel qu'il fut. Nous visitons attentivement l'antique et luxueuse cité, récemment sortie de son tombeau de cendres, avec ses rues pavées mais étroites où pouvait circuler un seul char; ses maisons régulièrement distribuées en vestibule, atrium et péristyle, que les propriétaires ornaient et développaient selon leur fortune ; ses temples , ses basiliques, l'Amphithéâtre, les Thermes, le Forum civil et le Forum du marché, le Théâtre, l'Odéon; les boutiques des boulangers et des marchands de vin ou d'huile; enfin la rue des Tombeaux. Dans son ensemble aussi bien que dans ses détails , nous trouvons l'explication catégorique d'une foule de difficultés qui nous avaient embarrassés ailleurs, lorsque, pour toute réponse à nos questions, les champs muets de l'Asie Mineure ne nous offraient que d'insuffisantes ruines. L'architecture qui règne ici peut bien n'être qu'une corruption de l'architecture grecque, mais c'est sur les mêmes plans généraux qu'elle a bâti , et il nous a paru que cette leçon de choses, comme on dit dans nos collèges, nous arrivait fort à propos comme couronnement de tout le voyage. Nous avons passé à Pompéi une très utile matinée.

Ce qui n'était plus dans ses maisons ou ses temples, nous l'avons retrouvé au musée de Naples, qui nous a retenus et intéressés tout un jour. Une voi-

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