‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 23 sur 216 · LES PREMIERS CHRÉTIENS · texte numérisé non relu

LES PREMIERS CHRÉTIENS

donnèrent étaient loin de soupçonner ce qu'il avait de profondément vrai, puisque quiconque le porte, non seulement sert le Christ, mais fait du Christ sa propre vie, selon le beau mot de l'Apôtre : Mihi vivere Christus est. Nous tombons à genoux sur cette terre où la petite communauté commença par se reconnaître avant d'avoir une maison proprement dite , et où dans la prière elle trouva la force d'expansion qui allait la conduire à la conquête du monde. Peut-être les échos de cette caverne ont -ils retenti du champ pieux des apôtres et des martyrs. Peut-être ici Pierre a prêché. Peutêtre ici se tinrent les saintes conférences de Barnabe, de Simon le Noir, de Lucius le Cyrénéen, de Manahen, frère de lait d'Hérode, et de Saul de Tarse. Comme il serait consolant pour nous de savoir si ces entailles dans le mur ont supporté les pauvres lampes de terre ou de bronze qui éclairèrent les veilles de ces illustres témoins de l'Évangile, et si c'est vraiment sous cette voûte massive que la voix de l'Esprit cria : « Consacrezmoi Paul et Barnabe, pour qu'ils se livrent exclusivement à l'œuvre pour laquelle je les ai choisis ! » La tradition dont les PP. Capucins sont les représentants et notre besoin de trouver ici quelque chose du passé nous porte à croire que nous sommes sur un site authentique, et notre âme émue demeure, comme nos yeux, attachée à ce sol sacré. Oh! trois fois béni le coin obscur de la mondaine et vicieuse Antioche, où s'établit le premier centre de l'action apostolique et où peut-être

Page 1