‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 63 sur 216 · PRÊTRES ARMÉNIENS · texte numérisé non relu

PRÊTRES ARMÉNIENS

ture raconte par quel marché Rachel acheta à Lia les mandragores que Ruben alla cueillir au temps de la moisson. C'est encore en avril qu'on les arrache. Le fruit de cette plante, comme un petit abricot sans noyau, est d'un goût aussi exquis que la banane. L'odeur en est délicieuse.

Aujourd'hui Adana est toute au commerce du coton et des marchandises qui viennent du centre de l'Asie. Sur une population de cinquante mille âmes, elle compte plus de vingt -cinq mille Arméniens, gens fort habiles dans les affaires et qui constituent la bourgeoisie de la cité. La plupart d'entre eux appartiennent à, l'Église schismatique. Les catholiques ont à leur tête quatre jeunes prêtres élevés, soit à Paris, soit à Rome, et qui m'ont vivement frappé par leur bonne tenue et leur distinction. Supposons que ces jeunes gens continuent à s'appliquer à des études sérieuses, saint Basile, saint Grégoire , saint Chrysostome , nous paraîtront un peu moins aux antipodes de ce pauvre clergé oriental que nous avons trouvé, à peu près partout, si insuffisant comme zèle et comme instruction. Quelques-unes de leurs religieuses tiennent l'école des filles. A eux de leur faire un devoir de donner à leurs élèves une éducation forte et sérieuse en enseignant beaucoup de religion et moins de broderie, chose plus utile à la vanité qu'à la vertu et au bonheur des familles.

La communauté chrétienne qui, jusqu'à ces derniers temps, a eu à Adana la principale influence,

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