VOIE SACRÉE — TOMBEAUX
les armes en faisait tout l'ornement. Des blocs carrés et régulièrement espacés , sur lesquels Barba- Nicola attire notre attention, supportèrent sans doute la colonnade du portique de Damien. Nous atteignons, en effet, la série de sarcophages que M. Wood a suivie pour retrouver la voie sacrée aboutissant au temple de Diane. Ces tombeaux, à deux mètres sous terre, sont en marbre, le plus souvent sculpté. Ils nous conduisent près de la porte Magnésienne. Elle avait trois ouvertures, deux pour les chars et une pour les piétons. Les ornières des chars sont encore visibles.
A quelque distance d'ici , vers le sud , un laboureur a découvert dans son champ la voûte d'une chambre sépulcrale, en briques carrées. L'intérieur mesure cinq mètres sur trois. Les parois, soigneusement enduites de stuc très conservé, sont peintes en panneaux jaunes à bordure rouge foncée. La voûte est blanche, tachetée de rouge. Le sarcophage, que décorent de gracieux génies portant des guirlandes , a été ouvert. Sur le couvercle, incliné de coté, nous lisons que ce fut ici la sépulture du prêtre Eugène et de ses héritiers. Des peintures symboliques à moitié détruites ornaient le segment que dessine la voûte au-dessus du sarcophage. Dans un cercle étaient un grand œil et une croix; à droite et à gauche, un paon dont il ne reste que la queue , avec des branches de vigne. Plus loin, au pied de la montagne, était une des nécropoles de la cité.
En revenant sur nos pas , on nous fait observer