‹ Notre voyage aux pays bibliques (volume 2)Chapitre 85 sur 216 · L'AQUEDUC ET LE CHATEAU · texte numérisé non relu

L'AQUEDUC ET LE CHATEAU

M. Abac, un excellent ami des Dominicains, qui est notre guide, nous a par dépêche fait préparer des chevaux. Sans perdre un instant, précédés par un homme du pays jadis auxiliaire de M. Wood dans ses recherches, Barba-Nicola, une vieille barbe s'il en fut, nous longeons l'aqueduc monumental construit au moyen âge avec des marbres du temple d'Artémis. Il traverse la station. On pourrait déchiffrer sur ses pierres d'intéressantes inscriptions. Quelques cigognes, perchant sur un pied et immobiles comme des statues , regardent venir sans peur notre bruyante cavalcade.

Sur la hauteur d' Ayasoulouk , un château fort du xve siècle avec ses créneaux et ses tours carrées produit sur nous la plus vive impression. Seul il semble vivant à l'entrée du vaste champ de ruines qui s'étend devant nous, et fièrement il se joue dans la lumière d'un ciel radieux. Nous verrons tout à l'heure qu'il n'en est pas moins une pitoyable ruine.

Passant devant de petites mosquées détruites, nous nous dirigeons vers le sud -ouest, à travers des sentiers étroits auxquels d'immenses chardons servent de haie. Notre première halte est au tombeau d'Androclus, fils de Codrus et fondateur d'Éphèse. Tué dans une bataille qu'il gagna contre les Gariens, ses concitoyens l'ensevelirent aux portes de la ville, et Pausanias dit qu'on voyait son mausolée sur le chemin allant du temple de Diane à celui de Jupiter Olympien, près la porte de Magnésie. La statue d'un guerrier sous

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