GROTTE DES SEPT DORMANTS
voit. Seule , la grotte des Sept - Dormants , les mêmes dont on nous avait parlé h Tarse, paraît offrir quelque intérêt aux plus curieux. Dans une large fissure qui se rétrécit insensiblement se seraient cachés j sous la persécution de Dioclétien ou de Dèce, car la tradition varie, sept frères et Ketmehr, leur chien fidèle. Ils y furent pris d'un sommeil miraculeux qui dura deux cents ans. Je laisse à penser si, en se réveillant, ceux qui se croyaient endormis de la veille furent étonnés de trouver dans leur propre ville un monde, un langage, des édifices, des usages et des monnaies qu'ils ne reconnaissaient plus. Les noms des Sept- Dormants sont restés des talismans pour les Turcs et pour plus d'un chrétien. Celui du chien est plus particulièrement vénéré. Cette aimable légende, un peu parente de celle d'Épiménide le Cretois dans Diogène Laërce, ne me détermine pas à pénétrer jusqu'au fond du défilé , qui d'ailleurs n'est pas à ma mesure.
Un tombeau situé vers l'extrémité du Stade , au milieu de buissons touffus, serait, d'après les Grecs, celui de saint Jean. C'est un creux dont le fond a la forme d'un sarcophage, mais on ne voit pas que rien l'ait jamais distingué des nombreuses fosses mortuaires qui abondent ici.
Du point le plus élevé de la colline on peut reconnaître le site précis de l'ancienne ville et constater qu'elle s'étendit surtout entre le Pion et le Coressus, le long du Port civil jusqu'à l'Athénéum. Quand , d'après l'inscription de Salutarius trouvée
Notre Voyage aux pays bibliques. III — 5