‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 102 sur 334 · LA SYRIE · texte numérisé non relu

LA SYRIE

Medjdel-ech-ChemSj petit village druse au pied de l'Hermon, est d'un aspect gracieux. Le soleil nous brûle de ses plus vifs rayons, bien que la neige soit à cinq cents mètres à peine sur notre gauche. Nous marchons vite, car l'étape sera longue jusqu'à Damas. Une interminable mer de pierres basaltiques nous retarde beaucoup. Le paysage devient triste comme le désert. Enfin, à onze heures, nous dominons la vaste plaine de la Cœlésyrie. Elle s'étend à perte de vue vers le levant. Les montagnes de l' Anti-Liban la limitent en partie au nord et à l'ouest, et celles du Hauran au midi. Partout où l'eau arrive, on voit germer la vie. Aussi les anciens avaient-ils appelé l'Abana (Barada actuel) Chrysorrohas, ou le fleuve qui coulait de l'or, en raison de la fécondité qu'il répandait sur son passage. Après avoir formé la riche oasis de Damas, il va se perdre, à vingt-cinq kilomètres plus loin, dans deux grands lacs dont les eaux argentées miroitent vers l'orient. Un autre fleuve, le Pharphar, plus au sud, arrose aussi la vaste plaine, et, passant au nord du Djébel-Mania, va se perdre dans deux autres lacs entourés de marais. Plusieurs villages disséminés çà et là pro-

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