‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 135 sur 334 · LES PREMIERS CHRÉTIENS · texte numérisé non relu

LES PREMIERS CHRÉTIENS

ment vrai, puisque quiconque le porte, non seulement sert le Christ, mais fait du Christ sa propre vie, selon le beau mot de l'Apôtre : Mihi tivere Chrislus est. Nous tombons à. genoux sur cotte terre où la petite communauté commença par se reconnaître avant d'avoir une maison proprement dito, et où dans la prière elle trouva la force d'expansion qui allait la conduire à la conquête du monde. Peut-être les échos de cette caverne ont-ils retenti du chant pieux d< >s apôtres et des martyrs. Peut-être ici Pierre a prêché. Tout être ici se tinrent les saintes conférences de Barnabe, de .Simon le Noir, de Lucius le Cyrénéen, de Manahen, frère de lait d'Hérode, et de Saul de Tarse. Comme il serai! consolant pour nous de savoir si ces entailles dans le mur ont supporté les pauvres lampes de terre ou de bronze qui éclairèrent les veilles de ces illustres témoins de l'Evangile, et si c'est vraiment sous cette voûte massive que la voix de l'Esprit cria : « Consacrez-moi Paul et Barnabe, pour qu'ils livrent exclusivement à l'œuvre pour laquelle je les ai choisis! » La tradition dont les l'I'. Capucins sont les représentants el le besoin de trouver ici quelque chose du passé nous porte à croire que nous sommes sur un site authentique, et notre âme émue demeure, comme nos yeux, attache à ce sol sacré. Oh! trois fois béni le coin obscur de la mondaine et vicieuse Antioche, où s'établit le premier centre de l'action apostolique et où peut-être Pierre lui-même ne dédaigna pas d'établir provisoirement le siègo

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