LA PORTE DE FER
Min
TT
iil":;;^^ -: \uj fi^crj
tjfj "l'ÎT^uTlfr.'^ JiTiii
de sa souveraine et indéfectible autorité. Ce fut le glorieux corps de garde des grands ouvriers de Dieu. L'église dite ancienne marqua la seconde étape de la prédication évangélique à Antioche.
Une gorge profonde s'ouvre à notre gauche. Les roches ont subi une violente déchirure, et à leur sommet les montagnes sont largement séparées. Nous trouvons encore assez bien conservé le mur à crémaillère, par lequel les fortifications descendaient dans le ravin. Un grand bruit s'y fait entendre. C'est quelque Turc désœuvré qui provoque une cascade de pierres. Quand il pleut, c'est l'Onopniétès, ancien Phyrminus ou Parménius, qui s'y précipite en mugissant et dévaste la plaine. Justinien fit élever entre les deux collines un mur qui devait barrer le ravin, et par les ouvertures dont il était percé ne laisser passer les eaux qu'après avoir modéré leur fureur. On a appelé ce lieu Bab-el-Hadid, la Porte de Fer. Ce qu'il y a de sûr, c'est que la barrière de Justinien commence d'être en fort piteux état. Un éclair sillonne la nue. Nous risquons de voir demain ce qu'est l'Onopniétès dans ses grands jours. A l'heure même nous le passons à pied à peu près sec. Le tonnerre exécute dans ces gorges de superbes roulements.
Nous nous hâtons de regagner la ville pour y trouver quelques archéologues capables de nous fournir d'utiles renseignements. Le vice-consul, M. Potton, est un jeune Lyonnais fort avenant et plein de cœur. Il a épousé une Smyrniote que
E-^r" ï ..;"■ ^iKVffu 7S' IïT.-^;ù.
JuLl.u '.--
mi
JJà