‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 137 sur 334 · LA PORTE DE FEU · texte numérisé non relu

LA PORTE DE FEU

nous prenons d'abord pour une Parisienne, tant elle a été soigneusement élevée par les dames de Sion. Ils sont depuis peu à Antioche, et j'espère que la France leur rendra bientôt justice en les faisant monter plus liant. Un vieux docteur, fort original, avec qui le P. Modeste fait chaque jour sa partie d'écbecs, n'en demeure pas moins, tout successeur qu'il soit de saint Luc, médecin à Antioche avant d'être évan liste, absolument étranger à l'histoire ancienne de la cité. Fort découragés, nous entrons dans la nouvelle église des Grecs, récemment < '• < 1 i 1 1 « '• « ■ avec de belles ruines. 11 esl presque nuit, et nous devrons revenir pour examiner de plus près ses colonnes, qui ont protégé le culte d'autres dieux avant d'être consacrées S glorifier le nôtre. L'orage éclate et la pluie tombe.

Le couvent n'a que trois lits. L'excellent P. Modeste veut qu'ils soient pour nous. Le P. Carme, le F. cuisinier et lui coucheront au divan. Il me semble indiscret de condamner ces braves gens à passer une mauvaise nuit. M. Potton est venu nous offrir deux chambres chez lui, j'en accepte une. Demain M. Vigouroux comprendra toutes les raisons qu'il pouvait avoir de prendre l'autre.

Antioche, samedi I i avril.

L'orage n'a pas cessé de toute la nuit, et l'eau

tombe encore à torrents. Je m'explique la construction très singulière '\r^ rues de la ville, qui

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