‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 170 sur 334 · PASSE-TEMPS · texte numérisé non relu

PASSE-TEMPS

argent pour partir. Tout est resté sur le bateau des messageries, et nous le retrouverons sans cloute à Smyrnc. Nos occupations quotidiennes se résument à dire notre bréviaire et à revoir mes notes, que je ne pensais guère faire impri mer plus tard. Les journées nous semblent des siècles. Alexandrin scabiosa! Elle l'est de toute façon. Le soir, sur la grève, assister à la pêche î le matin, visiter les bazars; ;'i midi, voir arriver les caravanes d'Alep; telle est la série peu variée de nos distractions. La ville n'est qu'un vulgaire entrepôt de commerce. On projette (\'<n\ l'aire la tête de ligne du chemin de fer allant à l'Euphrate par Alep. Un tunnel passerait sons Beylan, et un viaduc franchirai le ravin du Diable, à cent soixante-dix mètres de bailleur. M. Eiffel pourra y jeter une de ses arches gigantesques, sœur de eelle de Garabil et digne des merveilles qu'on va voir à l'Exposition. ('<• sent pittoresque, el on ne se morfondra plus à Alexandrette. En attendant, épuisons-nous plus que jamais dans l'admiration des teintes de l'Amanus au soleil couchant, des flots azurés de la mer, de la force musculaire des Ansaryehs, de la rue des Arméniens, de la patience des dromadaires. Demain, ce sera comme aujourd'hui. Un poète italien, le signor de Gribelis, nous donne une séance de déclamation assez intéressante, mais sur un ton si excessif, que deux de nos Pères ('armes, invités à notre dessert, laissent là, sans le boire, un verre de vin de la Commanderie et se sauvent comme s'ils avaient affaire à un fou furieux. Lo

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