‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 174 sur 334 · LES ALENTOURS · texte numérisé non relu

LES ALENTOURS

émotion. On proclame des vacances pour la soirée et nous avons le plaisir de voir ces jeunes écoliers user et abuser de la récréation que nous leur avons value. Ils s'installent pour y jouer sur des chapiteaux, des fûts de colonnes et des frises de marbre blanc très finement sculptées qui, après avoir l'ait l'orgueil de la vieille ville au temps de Paul, gisent maintenant ça et la, pêle-mêle, tout en étant dignes de faire 1 ornement de nos musées nationaux. Les chers elevea en rupture de banc grimpent sur quelque pauvres mûriers, qu'ils débarrassent de leurs fruits. Le tumulte devient indescriptible. Nous avons hâte de fuir en allant chercher, s'il s'en trouve quelque part, des souvenirs du grand Taraai», qui fut l'apôtre des nations.

De sa maison, de l'arbre qu'il aurait plante, nul ne sait nous indiquer la place. Chez L'agent consulaire américain, nous inspectons un puits très ancien, à l'aide d'une lanterne que L'on y descend. Là fut trouvée, il y a vingt an-, une inscription portant le nom .le Paul, mais incomplète et que chacun interprétai! a sa façon. Si nous pouvions la voir et L'interpréter, noua aussi! Le maître de la maison, qui a pour fils un très avenant jeune homme, nous raconte comment, en voulant protéger L'inscription, il l'a perdue. Il l'avait clouée à une poutre, dans une dépendance de sa demeure, avant de partir pour un long voyage. A son retour, il ne 1 y a plus trouvée. Pour nous dédommager, il nous offre de monter sur sa terrasse, où il nous lait

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