CE QUI RESTE DE TARSE
une mosquée où se sont accomplis des pèlerinages célèbres. Après ce premier et rapide coup d'œil sur Tarse et ses alentours, nous prenons congé de ceux qui nous ont si bien accueillis, mais si peu renseignés sur les souvenirs de saint Paul qui subsistent encore. Le bon curé grec déclare qu'il faut aller d'abord nous asseoir à sa table, et qu'il nous permettra ensuite d'entreprendre des recherches plus fructueuses.
Après le repas, une voiture nous attendait, et nous avons parcouru Tarse dans tous les sens. Comme à Antiochc, la vieille ville est ici sous terre, mais elle s'y laisse mieux voir. Au coin de ebaque carrefour, des fûts de colonne servent de boute-roue et, sur les terrasses, de rouleaux. On a converti les ebapilcaux en sièges où les Turcs aiment à se reposer, les architraves en lavoir où les femmes s'établissent sur le- bords «lu fleuve, les frises en pierre d'angle dans les murs et les hennés en concierges à la porte des maisons. La nouvelle cité est donc un musée en plein vent. Il
faut s'arrêter à tout instant pour déchiffrer une inscription grecque, admirer un bas-relief, reconnaître un fragmenl de statue, Bans que de toutes ces données on puisse conclure rien de satisfaisant pour la topographie de l'ancienne ville. P] d'un des bras du Cydnus, qui a dû être jadis le plus central, nous examinons les ruines d'une vaste construction .pie j'identifierais volontiers avec ce Gymnase de la jeunesse dont parle Strabon, et dont le mur d'enceinte «'tait baigné par le fleuve. Kst-cc dans le stade, une de ses
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