LE CHAMP ET LE TOMBEAU DE JOSEPH
et, voyant leur race et leur religion s'éteindre, ils reprochent en pleurant au Christ de ne pas venir.
Le vallon qui dut être le champ de Joseph esl admirablement fertile, et si Jacob l'avait acheté pour cent agneaux aux fds d'Hémor, il avait fait une belle affaire; mais le mot Késita que porte le texte hébreu pourrait signifier une monnaie d'autre valeur que des agneaux. Ou sait comment plus tard un acte de violence de Siméon et de Lévi confirma, par droit de conquête, cette pacifique acquisition. Jacob mourant dit à Joseph : « Je te donne de plus qu'à tes frères une part (Sclickem) que j'ai prise de la main des Amorrhéens, avec mon épéc et avec mou arc. » Le jeu de mots entre Schekem et Sichem lut compris par les fils d'Israël, et c'est ici qu'au retour de l'Egypte ils déposèrent Les restes de Joseph et établirent la tribu d'Éphraïm.
D'après la tradition la plus répandue, c'est à cinq cents pas du puits que se trouve la sépulture du glorieux fils de Jacob. Nous y .liions sans retard. Le monument, fort médiocre d'ailleurs, est en mauvais état. Quatre murailles peu solides constituent une petite enceinte rectangulaire. A droite de la porte, en entrant, dea orties me piquent cruellement. A gauche, une treille est appuyée au mur. Au milieu, mais un peu en travers, se trouve un tombeau qui n'est ni antique ni juif. Il a à ses deux extrémités une petite colonno dont la partie supérieure, en forme d'écuelle, est disposée pour recevoir les parfums que la piété vient brûler en l'honneur du saint.
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