‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 199 sur 334 · SAMOS · texte numérisé non relu

SAMOS

qu'au vaisseau, le suivirent longtemps encore du regard et le saluèrent d'un dernier geste d'adieu. Ils ne devaient plus le revoir parmi eux. Tout dispose aux émotions faciles sous ce ciel pur, au bord de ces mers bleues, dans cette lumière éblouissante, et je ne m'étonne pas que les hommes y aient été particulièrement impressionnables et prompts au bien comme au mal.

Nous marchons droit sur Samos, qui <li devant nous sa chaîne de montagnes, terminée à l'est par l'Ampélos. couvert de vignes, et à l'ouesl par le Kerki, en grande partie boisé d'oliviers dans le bas, de pins et de sapins dans le haut. M. Guérin a décrit dans un livre trop peu connu cette ile célèbre. Il nous en indique les points principaux. De Vathy, sa capitale actuelle, noua ne verrons que le port et quelques maisons dans une heure, quand nous aurons passé le Bogaz. Ehj est sur la rive septentrionale, vers l'est, cachée entre les montagnes. De là son nom (BaOû). Autrefois la ville principale fut au sud-est, là où de hautes constructions carrées et un dôme vers le levant dominent les flots. On appelle ce lieu Mégalè-Kora. Le port, qui fut pour la ville môme ce qu'était le Tirée pour Athènes, s'appelle Tigani. Paul y est venu, mais sans s'arrêter; car son vaisseau parait avoir passé la nuit au village voisin de Trogylium, sous ce promontoire de Mycale célèbre par la victoire que Xantippe y remporta sur les Perses, eu 179, le jour même où Pausanias les écrasait à Platées. A Samos naquit Pythagore. De la vieille

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