FAUX TOMBEAU DE SAINT LUC
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jeunes gens, Gymnastérion où les lutteurs quittaient leurs vêtements, Palestre pour les exercices du pentathle, Stade pour la course et Bains pour se laver. C'est peut-être ici qu'Agésilas réunissait ses Spartiates pour les exercer à combattre les Perses.
En suivant notre direction vers le couchant, entre la haute montagne, encore couronnée de vieilles fortifications, et le Prion, auquel les plus beaux édifices de la ville furent adossés, nous saluons à gauche les restes d'une église probablement bâtie sur une ancienne basilique. Quelques-unes de ses sculptures, remontant à l'époque romaine, ont été envoyées au British Muséum. A côté de la basilique fut une enceinte carrée de cinquante mètres de côté, entourant un édifice circulaire où seize colonnes supportaient un dôme. Y eut-il là un monument funèbre? C'est peu probable, car il se serait trouvé au cœur même de la ville. Un baptistère à côté d'une église? Ce serait possible. Ainsi s'expliquerait la présence assez significative de plusieurs sarcophages renfermant les restes d'anciens évêques ou prêtres d'Éphèse. A travers le fouillis de ruines qui est devant nous, il est difficile de se reconnaître. Un bloc de marbre blanc parfaitement conservé porte à son panneau supérieur une grande croix. Sur le panneau intérieur est sculpté en bas-relief un bœuf ayant une petite croix sur ses épaules. Le bœuf est l'animal symbolique qui, dès le cinquième siècle, a servi à désigner l'évangôliste saint Luc. De là à conclure
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