TOMBEAUX — GYMNASE
chambre sépulcrale, en briques carrées. L'intérieur mesure cinq mètres sur trois. Les parois, soigneusement enduites de stuc très conservé, sont peintes en panneaux jaunes à bordure rouge foncée. La voûte est blanche, tachetée de rouge. Le sarcophage, que décorent de gracieux génies portant des guirlandes, a été ouvert. Sur le couvercle, incliné de côté, nous lisons que ce fut ici la sépulture du prêtre Eugène et de ses héritiers. Des peintures symboliques à moitié détruites ornaient le segment que dessine la voûte audessus du sarcophage. Dans un cercle étaient un grand œil et une croix; à droite et à gauche, un paon dont il ne reste que la queue, avec des branches de vigne. Plus loin, au pied de la montagne, était une des nécropoles de la cité.
En revenant sur nos pas, on nous fait observer que le sarcophage le plus rapproché de la porte Magnésienne porte le nom 'le Polycarpe. Ce l'ut un nom très répandu dans le pays, et il ne faut pas chercher le long d'une route, mêle avec tant d'autres, le tombeau 'lu grand évêque de Smyrne.
Ceux qui entraient dans la ville par la porte de Magnésie se trouvaient en face du Gymnase, cet éililicc public où, dans toute la cité grecque, la jeunesse devait travailler au développement do ses forces physiques par des exercices quotidiens. La ruine en est encore imposante, et l'on peut y retrouver les diverses parties qui le constituaient : Xystes pour se promener à l'abri du froid et de la chaleur, Portique où causaient les hommes graves, Ephébéion où discouraient les
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