‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 209 sur 334 · ODÉON — MARCHÉ PUBLIC · texte numérisé non relu

ODÉON — MARCHÉ PUBLIC

près du sentier que nous suivons, mais toujours à gauche, gisent pêle-mêle des restes d'un temple ou d'une église. Il est évident que nous arrivons au cœur même de la vieille ville. Les édifices publics se multiplient devant nous.

Voici, à notre droite, un Odéon assez vaste pour contenir trois mille auditeurs. C'était lo théâtre couvert servant aux concerts et concours de musique. Périclès avait inauguré à Athènes ce genre d'édifice. Le proscenium de celui-ci avait cinq entrées. L'orchestre est bien conservé. Le reste a été maltraité par les visiteurs.

Au point où le défilé entre le Prion et le mont de l'Acropole se transforme définitivement en une vallée ouverte vers la mer, nous descendons par un sentier détestable dans le marché public qu'un temple romain, de très beau style, dominait. De belles colonnes monolithes cannelées, qui depuis des siècles étaient couchées à terre à la suite de quelque grande catastrophe, viennent d'être transportées à Smyrne par un Turc qui veut bâtir une mosquée. L'une des fontaines publiques qui alimentaient le marché est encore visible au pied de la montagne. Une autre coulait au nord, mais servait surtout à entretenir le magnifique bassin de l'Agora ou Forum civil, limitrophe du marché public.

C'est à l'Agora que se traitaient les affaires politiques. On y a trouvé quelques fragments d'inscription rappelant les lois de l'Ionie. Les oisifs et les curieux s'y promenaient à l'ombre des platanes, entre les statues élevées par la

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