EGLISE DOUBLA — SÉRAPÉUM - STADE
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de l'Église d'Éphèse? C'est possible. N'a-t-il été que le baptistère d'une église consacrée à saint Jean? C'est plus probable. En ce cas, il faudrait chercher ce sanctuaire dans l'Église Double, qui est près d'ici. Il semble peu naturel qu'une vasque si lourde ait été transportée sans motif non loin de l'église à laquelle elle appartint. Un rocher que nous gravissons à quelques pas des arasements de la Double Église, et presque vis-à-vis le Stade, supporta un autel entouré de colonnes et abrité par un dôme. La disposition de ce qui en reste rappelant le Sérapéum de Pouzzolcs, on en a conclu que c'était ici le sanctuaire où l'on adorait Sérapis, divinité indéfinie, dont le culte large et complaisant devint si répandu quand le paganisme fut en décadence.
Le Stade est, de tous les monuments d'Éph le mieux conservé. Mesurant plus de trois cents mètres de long, il pouvait contenir soixantequinze mille spectateurs. Au midi, les gradins s'échelonnaiont le long du mont Prion; au nord et au levant ils s'appuyaient sur des arches et des voûtes solidement construites. La gphendonè ou l'extrémité circulaire en forme de fronde, «pie plusieurs ont confondue avec un théâtre ajouté au Stade, est parfaitement marquée par les deux projections angulaires qui la terminent. Ici on donnait au peuple le spectacle varie de tous les jeux publics, course, lutte, pugilat, disque et javelot. Plus tard, les Romains établirent à Éphèse les combats de bêtes et de gladiateurs, et le sang humain a plus d'une fois rougi cette