LE STADE- LE SOMMETJDU PRION
ÉfÉ'h-Sl
arène où la végétation est si vigoureuse. Peutêtre Paul pensait-il aux malheureuses victimes qu'on y vouait régulièrement à la mort pour clore le spectacle [ir/onoi IrnOocvatioi), quand d'ici même il écrivait aux Corinthiens : « Je crois que Dieu nous traite, nous apôtres, comme les infortunés qui sont destinés à mourir les derniers dans l'amphithéâtre, nous donnant en spectacle au monde, aux anges et aux hommes. » Sous les voûtes extérieures du vaste monument s'abritent, en hiver, des bergers et leurs troupeaux. Les feux qu'ils y allument demeurent aussi impuissants que le temps à en détruire les assises fortement scellées. Quelques plantes grimpantes se balancent le long des murs séculaires. Un reptile roussâtre, très court et énorme, est couché en travers du chemin. Son agilité semble en raison inverse de son hideux embonpoint.
En contournant le Stade, nous avons rencontré un édifice d'origine romaine dont il ne nous a pas été possible de préciser la destination.
Arrivés à la porte de Smyrne, nous jugeons que c'est le moment de gravir le Prion. La colline a deux points culminants entre lesquels passait une rue reliant assez directement le Forum civil au temple de Diane. A vrai dire, quand on arrive sur la hauteur on se trouve médiocrement récompensé de sa fatigue. De larges carrières creusées dans le roc et ornées de stalactites, des tombes ouvertes et quelques ruines méconnaissables, résument à peu près tout ce que l'on y voit. Seule, la grotte des Sept-Dormants, les
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