‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 24 sur 334 · LE GARIZIM ET L'EBAL · texte numérisé non relu

LE GARIZIM ET L'EBAL

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ser d'un coup d'œil général la ville et les environs. Le site est des plus pittoresques.

Adossée à la continuation du Garizim, Naplouse s'étend entre de riants vergers jusqu'à un kilomètre de l'est à l'ouest. Les eaux lui arrivent abondantes du Garizim. Elles alimentent de nombreuses fontaines et vont arroser ses fertiles jardins. Ses maisons sont d'un gracieux aspect. Quelques-unes par leur architecture gothique rappellent les Croisades. Elles ont toutes des terrasses légèrement sphériques et protégées par des balustres. C'est du versant septentrional du Garizim, là où nous voyons voltiger des nuées de corneilles, que descendent les belles pierres blanches employées à bâtir les plus jolies constructions. Des jardins qui nous entourent montent jusqu'à nous les plus exquis parfums. Des orangers, des jasmins et des rosiers en fleur embaument la brise matinale. Mais ce n'est pas seulement de poésie qu'il s'agit ici.

D'importants souvenirs se rattachent au Garizim et à l'Ébal. Nous contemplons tour à tour l'une et l'autre montagne. Sur le Garizim les Samaritains iront dans peu de jours immoler l'agneau pascal. Douze blocs, que le temps a multipliés en les divisant, indiquent, d'après eux, l'autel de pierres brutes élevé par Josué, et sur lequel on offrit des holocaustes à Jéhovah. Seulement ces pauvres gens oublient que d'après le texte biblique cet autel se trouvait sur le mont Ébal et non sur le Garizim. L'édifice, dont des arasements déterminent encore la forme octogo-

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