‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 249 sur 334 · LA COLONNE BRÛLÉE — BAZARS · texte numérisé non relu

LA COLONNE BRÛLÉE — BAZARS

L'obélisque de Constantin Porphyrogénète, ou pyramide murée, ne m'inspire aucune vénération. Il tombe d'ailleurs en ruines et disparaîtra comme a disparu le palais des empereurs, dont il ne reste pas trace.

En prenant au nord une rue qui nous dirige vers la place du Séraskiérat, nous rencontrons la Colonne Brûlée. Elle a porte tour à tour Apollon, Constantin, Julien l'Apostat et Théodo Finalement, la foudre l'a ébranlée et l'incendie l'a en partie calcinée. Elle ne pouvait pas servir indéfiniment de piédestal à tous les prin< grands bommes ou scélérats, qui voulaient y monter. Elle ne tient plus que par artifice. Prés du Séraskiérat, s'élève la fameuse tour où doit monter quiconque veut pleinement jouir du panorama de Constantinople. On trouve à son sommet un petit café pour se remettre des fatigues d'une ascension pénible. I ne vigie y est en permanence et signale les incendies qui se déclarent dans la ville. On sait qu'ils BOn( fréquents à Constantinople, et que, lu plupart des habitations étant de bois, ils y prennent aussitôt les proportions d'une immense catastrophe.

Les bazars, après ceux de Damas et du Caire, ne nous offrent qu'un médiocre! intérêt. I robes de soie ou de velours brodées d'or dépassent pourtant, en fait de luxe, tout ce que nous avions vu en Orient. Les essences do bergamote, de jasmin, de benjoin et d'eau de rose semblent exquises. Beaucoup de; dames turques en font provision. On m'invite inutilement à visiter les

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