TEMPLE D" ESC U LAI '.S
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tune. Du long portique de cinquante mètres qui protégeait les malades contre le soleil et lo mauvais temps, il demeure peu de chose. Les dévots s'y rendaient avec quelques serviteurs et des provisions de bouche. Quand les offrandes et les purifications étaient finies, chacun s'étendait sur sa natte, les lampes étaient éteintes, le silence le plus profond prescrit, et le dieu, à travers les parfums qui échauffaient les têtes, donnait en songe ses salutaires ordonnances. Si Esculape ne parlait pas, les prêtres prescrivaient à sa place divers traitements dont on trouve de bizarres échantillons sur les ex-voto ramassés dans les ruines, et qui durent être jadis appendus aux murs du portique. Caiïon, dans le Plutus d'Aristophane, nous donne une idée des scènes grotesques qui se passaient dans ces temples de la Santé. Si Paul y entra, et s'il fut témoin des supercheries des prêtres et de la sotte crédulité des adorateurs d'Esculape, quel regret ne dut-il pas y avoir de n'y pas trouver un seul homme digne d'être guéri par sa parole ou son contact. Mais ceux-là obtiennent les vrais miracles qui ont, sinon la foi, du moins les dispositions pour l'acquérir. Quel événement, si l'Apôtre eût crié aux paralytiques, aveugles, fiévreux et malades de toute sorte : « Levez-vous et allez-vous-en! » et s'ils eussent aussitôt retrouvé la santé! Rappelons en .passant, et pour l'humiliation de la sagesse humaine, que Socrate, si courageux et si grand devant la mort, eut peutêtre la faiblesse de donner sa dernière pensée
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