‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 271 sur 334 · GROTTES · texte numérisé non relu

GROTTES

dre. Ses eaux, un peu saumâtres, montent quand arrivent les vents étésiens, et elles baissent quand ils ne soufflent plus. On descendait dans le puits par une série de soixante-dix marches; les anciens le supposaient en communication avec le port de Phalère.

Les deux enfoncements dans le roc que l'on visite ensuite sont probablement les anciennes grottes d'Apollon et de Pan. Quelques niches, taillées dans la pierre, rappellent que ces sites furent sacrés. Une caverne plus grande correspond à celle d'Aglaure. Selon la légende, la malheureuse fille de Cécrops, ayant ouvert, avec sa sœur Hersée, le coffre où Minerve avait enfermé le petit Ericthonius, et y ayant vu un serpent, se précipita du haut des grandes roches et mourut en ce lieu. Ce qu'il y a de sûr, c'est que dans cette grotte les jeunes Athéniens, recevant leur premier équipement militaire, venaient jurer de vaincre ou de mourir pour la république. Or cet usage accrédite une tout autre tradition. Les historiens d'Athènes disaient, en effet, que l'oracle ayant promis la victoire aux Athéniens s'ils savaient offrir une victime digne des dieux, Aglaure se précipita aussitôt du haut de l'Acropole. On assure qu'il y avait entre cette grotte et l'Érecthéium une communication qui servit de chemin aux Perses pour s'emparer de la citadelle.

Non loin d'ici, à l'extrémité méridionale de l'Agora, et près de la roche de Minerve, comme dit Euripide, furent les statues en bronze d'Harmodius et d'Aristogiton, ces deux vengeurs de

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IIARMODIUS ET AMSTOGITOX

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la liberté contre Hipparque et Hippias. Devant elle les jeunes gens chantaient : « Je porterai l'épée dans le rameau de myrte, comme Ilarmodius et Aristogiton, quand ils tuèrent le tyran et rétablirent la liberté. Harmodiua aimé, tu n'es pas mort, mais tu vis dans les des bienheureuses où sont Achille aux pieds- rapides, et Diomède, fils de Tydée. Dans le rameau de myrte je porterai l'épée, comme Harmodius et Aristogiton, lorsqu'aux Panathénées ils tuèrent Hipparque le tyran. »

Notre première excursion dans Athènes esl finie. Nous avons contourné l'Acropole en suivant ou en cherchant des sites célèbres presque tous encore fort discutés. Quoi qu'il en soit des noms, les ruines que nous avons vues au nord prouvent que là fut réellement le centre de la vieille ville, avec ses rues tortueuses et ses Bplendides monuments, portiques, temples, jrymnas< remplis d'incomparables chefs-d'œuvre dont la main des barbares sema partout les débris.

Athènes.

Athènes était le cœur de la Créée, et t'Acropol< fut le cœur d'Athènes. Là, comme sur un piédestal dressé par la nature, le peuple qui entn tous eut l'instinct du beau établit la maison de ses dieux. Il n'est pas probable que l'homme crée jamais rien de plus harmonieux que les Propy-

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