ENTRÉE DE L'ACROPOLE
lces et le Parthénon. A distance, nous en avons admiré hier les ruines, il faut nous donner le plaisir de les étudier de plus près aujourd'hui.
Notre voiture nous dépose presque en face de l'ancienne entrée retrouvée par M. Beulé, mais qu'on n'a pas encore eu le courage de restaurer et d'ouvrir. Elle consiste en un mur de marbre blanc ayant sa porte de l'ordre dorique dans l'axe môme de la porte centrale des Propylées. A droite et à gauche une tour carrée, en saillie de cinq mètres, défendait cette entrée. Il est probable que ces sortes de bastions creux n'eurent, à l'origine, que trois côtés, le quatrième, vers la citadelle, ayant été jugé inutile pour protéger les soldats. Si nous abordions l'Acropole par cette porte, le coup d'œil sur l'escalier des Propylées, si encombré qu'il soit de ruines, serait splendide. La montée triomphale mesure vingt-trois mètres de largeur et trente-trois de développement, sur une différence de niveau de quinze mètres entre la première et la dernière marche. Des murs servant de rampe l'encadraient. Un palier de quatre mètres de profondeur le divisait en deux, à la hauteur du temple de la Victoire sans ailes. Là aboutissaient deux entrées latérales venant l'une de la grotte d'Apollon et de Pan, et l'autre du chemin pélasgique dont M. Beulé a retrouvé les traces. C'est par celui-ci que montaient les victimes. A partir de là l'escalier était construit dans d'autres conditions. Un chemin creux, dont les dalles étaient profondément striées, s'ouvrait au milieu même des degrés et permettait aux prê-
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