‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 280 sur 334 · LE DISCOURS DE PAUL · texte numérisé non relu

LE DISCOURS DE PAUL

tant là, en effet, cette triste phase de l'histoire humaine, où la philosophie l'a si mal cherché et si peu trouvé, ce Dieu va se révéler enfin lui-même par le jugement. Chacun doit changer ses idées, sa vie, sa religion. Le juge est choisi. C'est un homme que Dieu a désigné comme son mandataire authentique en le ressuscitant d'entre les morts.

L'Apôtre entrait ainsi dans le vif, et la lumière commençait à jaillir abondante, irrésistible, féconde. On refusa de l'entendre plus longtemps. Pour des philosophes, sa doctrine était cependant large, élevée, nouvelle. Pour des littérateurs, c'était de l'éloquence s'il en fut jamais. Malheureusement ni les uns ni les autres n'étaient prêts à entendre l'appel de Dieu. De peur d'être entraînés hors du terrain vague et peu gênant de la spéculation, ils s'écrièrent : « Assez! assez! A demain! » Ceux qui voulurent en savoir davantage se mirent individuellement en relation avec le prédicateur, et quelques-uns, goûtant ses idées, devinrent ses disciples. L'histoire apostolique mentionne un membre de l'Aréopage, nommé Denis, et une femme appelée Damaris. De l'Aréopage on voit le Pnyx. Naturellement je fais un rapprochement entre Démosthènes et Paul. Celuilà avait plaidé contre Philippe et perdu sa cause. Paul plaida contre les dieux et gagna la sienne.

Au pied de la colline, vers le nord, on nous montre les ruines d'une église dédiée à saint Denis, l'aréopagite converti. D'immenses roches, en se détachant, y ont comblé une cavité pro-

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