‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 279 sur 334 · LE DISCOURS DE PAUL · texte numérisé non relu

LE DISCOURS DE PAUL

mauvais poète, proposa contre lui la peine de mort. L'accusé montrant fièrement le Prytanée qui était à ses pieds vers l'Acropole : « Après m'être consacré, dit-il, en négligeant tous mes intérêts, à rendre les Athéniens meilleurs, j'attends de votre justice qu'elle me condamne à être nourri avec les Prytancs, aux frais de la république. » Pourquoi cet homme, qui méprisait si visiblement la vie, comni'iici-t il donc son apologie en disant qu'il n'avait jamais cessé de révérer les dieux de la patrie, de leur offrir des sacrifices chez lui ou en public, et d'engager amis d'aller consulter tes oracles et les augun Pauvre nature humaine, que tu es toujours misérable par quelque endroit!

Paul tint ici un moins orgueilleux mais plus énergique langage. Nous nous asseyons sur l'antique siège des juges, pour relire son admirable discours. Avec quel à-propos il introduit Bon Dieu inconnu, celui qui doit remplacer tous les autn puisque seul il a fait le monde et tout ce qui s'j trouve! Si splendides que soient tes temples de l'Acropole, on ne saurait y enfermer cet être infini. Paul le montre maître du ciel et de la terre, laissant au genre humain le devoir de le chercher comme il peut, en même temps qu'il se tient auprès de lui, car c'est ce Dieu qui donne à tous vie, le mouvement et l'existence. L'homme est de sa race. Comment pourrait-il, lui Gis de I lieu, assimiler son père à l'or, à l'argent et à la pierre dont l'artiste fait des statues? L'heure est venue d'en finir avec de si incroyables errements. Arrè-

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