‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 285 sur 334 · WE · texte numérisé non relu

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qu'Aristoto créa l'école célèbre des Péripatéticiens ou Promeneurs, rivale de celle de Platon, dont il avait été le disciple. En se promenant sous les portiques gracieusement décorés de peintures et dans les frais jardins du Gymnase, il donnait le matin aux disciples les plus sérieux son enseignement strictement scientifique, celui que nous retrouvons dans ses ouvrages ésotériques, tandis que le soir il exposait à tous, sous une forme plus élégante, ses doctrines moins abstraites que l'on a qualifiées d'exotériques. Avec moins d'élévation, mais plus de logique que son maitre, Aristote devait avoir plus d'influence sur la direction de la pensée humaine. La méthode péripatéticienne, si elle semble avoir parfois arrêté l'essor de quelques esprits supérieurs, n'en garde pas moins le mérite d'avoir toujours fortifié les plus vulgaires. Et comme ceux-ci sont les plus nombreux, on peut dire qu'elle a rendu les plus réels services à l'humanité. Je ne serais pas étonné que l'école ecclésiastique actuelle du Rizarion, avec ses jardins descendant de la route de Cephissia vers l'Illissus, occupât à peu près la place du célèbre Lycée. D'autres préfèrent le chercher plus au couchant, à Illissia, l'ancienne villa de la duchesse de Plaisance. Cette partie de la ville s'appelait jadis Képoi, les Jardins.

Un site absolument conservé est celui du Stade Panathénaïque. Nous y arrivons en traversant l'Illissus, complètement sec. Le Stade lui-même ne fut dès l'origine que le lit d'un torrent se dirigeant entre deux collines vers l'Illissus. Il n'y avait de

IEOTOT

LE STADE PANATIIÉNAÏyUE — CALLIRRHOÉ

l'eau qu'aux jours de grande pluie, c'est-à-dire jamais à l'époque des jeux' publics. On s'était contenté tout d'abord de disposer en terrasses le versant des collines. L'orateur Lycurgue, trois cent trente ans avant Jésus-Christ, y fit bâtir un podium où les magistrats trouvèrent des places d'bonneur, et on nivela l'arène. Plus tard Ib'rode Atticus transforma l'immense amphithéâtre en un monument digne des glorieuses luttes qui s'y livraient. Pausanias assure qu'on ('-puisa pour le construire toute une carrière du Fenthélique. Il mesure deux cent quarante mètres de longueur sur une largeur moyenne de soixante; car s'il n'a que quarante mètres à l'entrée, il en a le double à la sphendonè. Cinquante mille spectateurs y pouvaient prendre place. Quelques siècle marbre blanc ont été retrouvés dans les fouilles. A gauebe on nous montre une sorte de tunnel, dit la Port.- des Vaincus. Lue double allée de superbes aloès couronne le sommet des deux collines. Sur l'une et sur l'autre sont des ruine-. Au levant elles marquent peut être la place du tombeau d'Hérode Atticus, et au couchant celle d'un temple qu'il avait élevé à la Fortune, dont il fut l'heureux favori. Quelques colonnes ioniques brisées gisent dans les décombres.

En revenant vers l'illissus, nous visitons la fontaine de Callirrhoé. Des neuf conduits que les Pisistratides y avaient fait creuser dans le roc pour répandre les eaux dans la ville entière, il n'en reste que sept, et à vrai dire il n'y a de l'eau que pour un. La fameuse source se réduit à

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